Archives pour septembre, 2009
Anglais: générer ses flashcards
26/09/09

Une des facettes les plus intéressante du site Cambridge English Online est la possibilité de créer soi-même ses flashcards à l’aide d’un générateur. Après avoir cliqué sur le petit oiseau qui permet l’accès à ce service, il vous sera proposé 4 formats disponibles pour générer vos flashcards: 1, 2, 4 ou 8 images sur une feuille A4.
Une fois le format choisi, il ne vous reste plus qu’à trouver le mot de vocabulaire recherché au moyen d’un index alphabétique « Use image library » (bon, d’accord, il faut savoir comment se nomme la chose que l’on cherche en anglais, mais normalement, on sait!).
On a ensuite la possibilité de rajouter du texte (pas trop conseillé en leçon d’anglais) ou encore d’y rajouter la prononciation à l’aide de l’alphabet phonétique.
Une fois votre (vos) flashcard(s) générée(s), il ne vous reste plus qu’à appuyer sur « Print » pour les sortir sur papier (et les plastifier ensuite pour les réutiliser, EEDD oblige!)
Si pour une raison ou une autre, vous avez besoin de flashcards en couleur (possibilité que n’offre pas le générateur), une petite astuce:
- installer PDF Creator , ce logiciel aura alors la particularité d’installer sur votre ordinateur une imprimante virtuelle permettant de générer des fichiers pdf.
- une fois les flashcards générées, au lieu de choisir votre imprimante classique pour imprimer sur papier, sélectionner alors l’imprimante virtuelle de PDF Creator qui générera un fichier pdf qui s’affichera alors à l’écran.
- Utilisez les touches Alt-Print screen pour copier l’écran sous forme d’une image. (après avoir réduit l’affichage du PDF pour qu’il soit en entier sur l’écran)
- Ouvrez votre logiciel de gestion d’images favori (Photofiltre par exemple)
- collez votre image d’écran et sélectionnez ensuite le pourtour de votre flashcard. Faire ensuite un copier-coller pour n’avoir à l’écran que la flashcard.
- mettez votre flashcard en couleur et le tour est joué. Libre à vous ensuite de l’enregistrer comme une image ou de l’imprimer, cette fois, sur papier!
Les autres possibilités du site:
- Cartoon Maker: qui offre la possibilité de créer une bande dessinée.
- Olly the ostrich zone: des activités autour de l’histoire de Holly, l’autruche qui voulait voler.
- Phonetics Focus: bien utile pour se familiariser avec l’alphabet phonétique international.
Site à découvrir ici: http://www.cambridgeenglishonline.com/
That’s all folks!
Un de 14-18: chapitre 11
21/09/09
ARRIVEE EN PLEINE NUIT AU DEPOT
Rolampont. Tout le monde descend. Notre cantonnement est Jorquenay à 4 Km de là. Encadrés par quelques sous-off et hommes de troupe, nous nous y rendîmes sous une pluie dense et froide. Nous étions environ 600 que cette pluie ne rendait pas loquaces. Sale pays en vérité. Une couche de 10 cm de boue engluait nos chaussures. Nous y arrivâmes trempés et frigorifiés. Ça débutait bien ! En plus, des tas de fumier énormes partout. Ce patelin devint aussitôt » Jorquenay les fumiers « . Après nous avoir affectés par section, les sous-offs désignèrent nos granges ou greniers. Quoique tout Raon fut de la même compagnie, je me retrouvai seul avec FRENOT à la 1ère section (32ème compagnie). Les autres étaient éparpillés au petit bonheur à travers le pays et les 3 autres sections. A notre grange, le caporal TISSOT de la classe 12 nous met gentiment à notre aise. C’était un ex-blessé du début de la guerre. Les Parisiens, arrivés 3 jours plus tard, achevèrent de compléter les effectifs. Dès le lendemain de notre arrivée, nous fûmes équipés entièrement avec les tenues n° 2 de nos anciens, partis avec du neuf. Le tout était passable. Je ne touchai pas de pantalon. Le sous-off me faisant remarquer que mon pantalon de velours (genre culotte de cheval) était meilleur que ce qu’il avait. Je n’eus que la salopette bleue qui cachait depuis deux mois le pantalon rouge trop voyant. Ma veste était de format court. (En 1916, j’avais encore pantalon et veste.)
Heureux comme des rois, nous filions pour nous transformer enfin en vrais soldats. Le soir, même, nous nous retrouvions tous au bistrot Robinet, où chacun s’émerveillait de se voir aussi beau!
Des gosses quoi! Un seul n’eut pas tout. Chaussant du 45, on ne trouva rien de cette pointure. Si bien que pendant deux mois, il ne fit rien que des corvées en pantoufles. Et encore fallait-il qu’il fasse beau. Sacré BERNEZ va!
A Suivre…

« Un de 14/18 parmi tant d’autres » de René Charpentier by PhilC est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d’Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.
Il était une histoire
16/09/09

« Il était une histoire » est le nom du nouveau site lancé conjointement par la MAIF et Rue des écoles. Ce site propose une série d’histoires pour les enfants d’âges divers. Plusieurs catégories et types de récits sont disponibles: albums et histoires, contes et légendes, fables et poésies, comptines et chansons et documentaires.
Après une inscription et pour chaque histoire, l’enfant peut alors soit:
- lire l’histoire: la lecture se faisant alors à l’écran
- écouter l’histoire: au moyen d’un lecteur intégré au site
- découvrir: ici sont développés certains aspects et thèmes liés à l’histoire
- jouer: sous forme de quizz
Certaines histoires offrent aussi la possibilité d’être vues sous forme d’animation ou encore d’être lues avec aide (méthode de surlignage des mots prononcés à la manière d’un karaoké)
Dans la rubrique « Outils« , les enfants auront la possibilité d’imprimer l’histoire, de la télécharger au format pdf, de l’envoyer à un ami, de la télécharger en format MP3 ou encore de la ranger dans leur bibliothèque personnelle où ils trouveront d’autres activités sous forme de puzzles, de coloriages et de jeux imprimables.
Côté enseignants (et après s’être inscrit avec un n° de sociétaire MAIF), on trouvera en plus, un tableau synthétique permettant de retrouver toutes les histoires classées ou non par catégories, mais aussi les différents commentaires et avis des enseignants (ce tableau est également disponible pour les parents dont l’enfant s’est inscrit). La partie fiches pédagogiques regroupe une série de fiches issues de Rue des écoles. Ces fiches sont classées par niveau et chacune se décline en deux: une fiche élève et une fiche enseignant.
On notera également la possibilité future d’acheter des livres.
Site à découvrir ici: http://iletaitunehistoire.com/
MEMOT: entraîner son vocabulaire
6/09/09
MEMOT est un site de chez nos amis suisses qui permet aux enfants de travailler et de s’entraîner sur les mots de vocabulaire de certains thèmes du langage.
Ces listes de mots sont classées suivant les différents niveaux de scolarisation suisse et pour chaque liste présentée, différents exercices sont accessibles:
- GrilleMot: les mots de la liste sont cachés dans une grille et doivent être retrouvés (possibilité d’imprimer la grille).
- DeviMot: le mot est caché, les élèves doivent le retaper sur un clavier virtuel.
- OrthoMot: le mot s’affiche un court instant et l’enfant doit le retaper.
- AlphaTri: classer les mots de la liste en ordre alphabétique.
- MysteriMot: deviner le mot caché (issu de la liste). Jeu inspiré du pendu.
Un des atouts de ce site est qu’il y a la possibilité de créer ses propres listes de mots, de les enregistrer et de les importer ensuite depuis son ordinateur (ou une clé USB, ce qui sera plus pratique…) pour faire travailler les enfants sur un thème précis.
Site à découvrir ici: http://memot.rpn.ch/voca/jsp/home.jsp
Un de 14-18: chapitre 10
6/09/09
RÉCEPTION DES FEUILLES DE ROUTE – DÉPART VERS LES DÉPÔTS
Vers le 8 décembre 1914, nous recevons nos feuilles de route. Et de courir chez l’un chez l’autre pour connaître notre affectation réciproque. 17 rejoignaient le 152 de Gérardmer, et 5 les 5ème et 15ème chasseurs. Je faisais partie des 17 et n’en étais pas plus fier que cela. Car figurez-vous que j’avais laissé pousser mon bouc avec le secret espoir de faire un chasseur à pied. Va te faire foutre, c’était par terre. Mais j’en pris immédiatement mon parti. Après tout, ces trois unités étaient de la même brigade. Leur réputation était équivalente. Et puis, pantalons rouges ou bleus, zouaves, turcos, tirailleurs, marsouins, Légion, c’était toujours de l’infanterie.
Vite, on se prépare, on bourre une musette de linge et de vivres pour 2 jours, sans oublier de prendre une bonne couverture. Elle ne serait pas de trop car l’hiver était déjà bien rude et l’armée n’est pas tellement généreuse. Ensuite, il ne fallait pas oublier que les dépôts d’instruction n’étaient que granges ou greniers dans de petits villages de la Haute-Marne. Je ne m’étendrai pas sur les derniers jours de notre présence à Raon, car les familles se montraient plutôt tristes. Car pour beaucoup, c’était encore un des leurs qui s’en allait rejoindre un frère, un oncle, un beau-frère ou autre proche parent.
16 décembre 14. C’est de la mairie que vers 3 heures du matin, nous partîmes vers la gare de Dounoux. S’étaient joints à nous 2 ajournés de la 14, FADY Emile et BALLAND Germain. Donc, 24 à prendre la route sous les regards plein de tristesse des parents. Mais, tenons bon, on ne doit pas voir notre propre désarroi. Pour ma part, ce me fut moins pénible que pour mes camarades. En effet, depuis 5 ans, j’avais l’habitude de la séparation. Et puis, j’avais tellement espéré ce moment. Cette séparation ne représentait pas pour moi le même degré de cruauté que pour les autres. En plus, j’avais un caractère porté à la blague et au j’m’en foutisme. De plus, j’avais fortement ancré dans la caboche que j’en reviendrais.
A force de me démener, aidé par MOUGIN et BALLAND Camille, 2 farceurs à froid, on arrive à dérider tout le monde et c’est en chantant que nous arrivons à la gare où nous retrouvons les conscrits de Hadol, Dounoux, Uriménil… Le train ne tarda pas. C’étaient des wagons de voyageurs. Tout Raon en occupe un. Débarrassés de nos charges, bien assis, nous reprenons les chansons. Raon est déjà presque oublié.
A partir de ce moment, nous devenions d’autres hommes. Un trait était tiré. Les soldats X, Y, Z étaient nés. Arrêt à Culmont-Chalindrey où les chasseurs descendent pour emprunter un autre train pour Besançon. Larmes abondantes chez quelques-uns. Je ne comprenais pas. Bien sûr, c’était une nouvelle séparation qui s’ajoutait à celle du pays, mais que diable, nous n’étions pas encore morts ! Où était le drame ? Où il était ? Je le compris plus tard. Tout simplement la prémonition de leur mort. BALLAND , AUBEL, ARNOULD, BERNEZ, VAUBOURG qui avaient pleuré devait être des premiers à se faire tuer. Bizarre. Bien sûr, il y en eu d’autres, mais le fait n’est pas là.
A Suivre…

« Un de 14/18 parmi tant d’autres » de René Charpentier by PhilC est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d’Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.




