PhilC
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Article par PhilC
Un de 14-18: chapitre 20
7/01/11
NOS PREMIERS TUES- DE SANG-FROID, JE TIRE POUR LA PREMIERE FOIS UN BOCHE
Pour nous mettre du plomb dans la tête, on nous fit renforcer les deux réseaux de barbelés qui nous protégeaient. On nous fit aller chercher notre soupe à l’arrière pendant huit jours. C’est lors d’une de ces corvées que le régiment eut ses premiers tués. Trois de ces corvées (malgré l’interdiction) avaient pris l’habitude de quitter le boyau pour passer sur le terrain. C’était narguer les boches ! Si bien qu’un beau jour, ils leur envoyèrent une vingtaine de 77. Résultat : 5 tués. C’était bête et surtout bien triste pour les parents à la réception de cette nouvelle. Mais hélas, passons ! Il allait arriver un temps où nous serions cuirassés.
C’est bien tristes que ce jour-là les rescapés rentrèrent. Il n’y eut pas de compliment non plus cette fois là.
C’est dans ce secteur que j’eus l’occasion de tirer à vue sur mon premier Fritz. De guet à la tranchée au côté d’un mar-gis d’artillerie observateur pour son groupe, il me fit remarquer un boche bricolant à quatre ou cinq cent mètres, à côté d’une maison en ruine. C’était se foutre de nous ! On décide de faire un carton. Chacun à son créneau, on vise soigneusement et : pan ! pan ! On regarde, l’allemand n’avait pas bougé et continuait. C’était vexant, car, pour ma part, aux séances de tir, je faisais mouche à 400 mètres. Le sous-off recommence, même résultat. J’en déduis aussitôt que l’ayant raté, il avait le droit de vivre. Ce n’était pas on heure : qu’il vive !

Un de 14-18: chapitre 19
20/10/10
ÇA DEVIENT SERIEUX- UNE FUSILLADE- 5 BLESSES
La deuxième nuit vint. Les deux FRENOT, nous étions exempts de garde. On alla se prélasser toute la nuit dans notre trou. On avala la soupe qui, cette fois, était à peu près chaude, donc meilleure et fumâmes une bonne cigarette. La toile de tente bouchant bien notre trou, nous étions bien.
Je ne sais depuis combien de temps nous dormions quand un coup de pied dans les tibias de FRENOT et un ordre hurlé:
- « Tout le monde aux créneaux, les boches attaquent ! » nous réveille en sursaut.
Hébétés, on se pique debout, on attrape le fusil, on l’arme et courons à notre place. La fusillade me paraissait monstrueuse. Sans doute la trouille et mal réveillé. Les balles sifflaient drôlement au-dessus de la tranchée. D’autres, avec leur « floc » particulier, s’enfonçaient dans la tranchée, d’autres derrière nous. De quoi faire trembler les bleus que nous étions. Comme tous, je ne m’en privais pas. Les obus se mirent aussi de la partie et devinrent dangereux. En sifflant, les éclats nous parvenaient un peu trop à mon avis. Regardant mes deux voisins, je vis en action notre caporal et FRENOT qui allaient commencer à tirer. Il me fallait y aller aussi et tirer. J’allais me mettre bien en face de mon créneau pour viser quand l’idée effrayante me vint qu’une balle boche pouvait passer par ce trou et me trouer ma petite cervelle! Ah non! Pas de ça! Tirer: oui! Faire la guerre: oui! Mais pour ça, il ne faut pas se faire tuer! Et fort à propos, je me souvins que les types du 45ème nous avaient dit que les créneaux avaient été faits de telle manière que, le fusil bien engagé, il n’y avait qu’à tirer pour dégager le terrain jusqu’aux lignes boches. Ça, c’est des constructeurs! Jetant un coup d’œil, je m’aperçus qu’aucun tireur ne semblait bien viser et maintenait la tête à côté du trou. Au reste, viser quoi? La fumée des obus devenait opaque et quoique le terrain fût illuminé par les fusées, on ne voyait rien, ce que confirmaient nos chefs de section. Me mettant de côté, je me mis à tirer vidant 7 boîtes de cartouches. C’eut pu être amusant s’il n’y avait pas eu les balles et les obus. Heureusement sans grand mal. Il n’y eut que 6 blessés légers pour le bataillon, aucun pour notre compagnie. Aussi vite l’affaire était venue, aussi vite elle s’arrêtait. Un ordre:
- « Cessez le feu mais que chacun reste aux créneaux ! »
Un silence formidable suivit le vacarme. Nous étions plus impressionnés que pendant la fusillade. Sans doute la réaction de la tension nerveuse. Puis un autre ordre : rentrer dans ses abris en ne laissant que les guetteurs habituels. Dans les cagnas, chacun de commenter les faits. Nous avions tous tirés beaucoup de cartouches. On rappelait le miaulement rageur de nos 75 qui s’abattaient chez Fritz. On était persuadé que nous avions repoussé une attaque formidable et que le terrain devait être jonché de cadavres ennemis. (Les Fritz devaient sans doute en dire autant !) Mais cette euphorie ne dura guère. Au petit jour, on est réveillé par les hurlements du pitaine, des lieutenants, de l’adjudant qui nous traitaient de trouillards, de femmelettes, de j’m’en foutisme. Rassemblés, on nous amène devant nos créneaux :
- « Allez, crétins, regardez votre travail ! »
Puisque c’était l’ordre, on regarde. C’était piteux mais d’un cocasse formidable ! Devant chaque créneau, il n’y avait non pas des boches d’étendus, mais, à deux ou trois mètres, un trou formidable creusé par nos balles. Et le bouquet, c’est que devant les créneaux des sous-offs, c’était pareil ! Tous, se souvenant de ce qu’avaient dit les hommes du 45ème, nous avions appliqués à la lettre ces renseignements avec la certitude de l’efficacité ! Résultats : on nous avertit que, comme punition, nous resterions plus longtemps en lignes.
Cette affaire nous fut une bonne leçon. Elle nous fit comprendre qu’il fallait se méfier des racontars et n’agir que d’après notre propre expérience. Expérience qui restait à faire. On sut dans la journée que ce branle-bas était le résultat de l’énervement de deux sentinelles de la 5ème qui, sous l’effet d’une vive frousse, étaient convaincus d’avoir vu bouger devant leur poste d’écoute et croyaient avoir affaire avec des patrouilleurs boches. S’empressant de vider leurs fusils, les postes voisins, inquiets, en firent autant. Ainsi alerté, le bataillon suivit le mouvement. Ce qui amena la riposte boche, entraînant les tirs de barrage réciproques. Ah ! Pauvres bleus que nous étions !
A Suivre…

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Hygiène-éduc: site éducatif sur l’hygiène
24/09/10
Hygiene-educ est un site sur l’hygiène proposé par l’Institut Pasteur en collaboration avec Procters and Gamble.
Ce site se décline en trois principales parties:
- la présentation: c’est dans cette partie que l’on apprendra le pourquoi et le comment de l’existence du site, les différents objectifs du site liés aux compétences à atteindre pour les cycle 2 et 3 ainsi qu’une présentation des petits personnages « les Netoons et les Buurkis » que les enfants retrouveront dans les différents jeux proposés.
- les thèmes: ils sont au nombre de 6: hygiène au quotidien, hygiène corporelle, hygiène domestique, histoire de l’hygiène, hygiène et animaux domestiques et hygiène alimentaire. Pour chaque thème traité, on retrouvera les données scientifiques, le livre du maître ainsi que de nombreuses fiches pédagogiques.
- les jeux: 3 jeux sont présents à destination des enfants. Le jeu des Netoons et des Buurkis se joue en ligne alors que le passeport de l’hygiène et le jeu des 7 familles sont des activités et des jeux à imprimer.
Site à découvrir ici: http://www.hygiene-educ.com/fr/home.htm
Un de 14-18: chapitre 18
15/09/10
MA 1ère GARDE DANS UN PETIT POSTE
Un ordre :
- « 1ère section, Halte ! »
Des occupants du 45ème sortent des trous individuels creusés dans la craie. Ces trous, suivant la fantaisie de leurs auteurs, étaient soit en profondeur ou en longueur. Quelques uns étaient faits pour deux et même trois, mais ils étaient rares. TISSOT m’en indique un à occuper avec FRENOT. Il me dit :
-« Ne bouge pas, tu sais ce qui t’attend ? »
Ah oui, je sais le petit poste. FRENOT s’offrit comme deuxième. TISSOT ne fit aucune difficulté.
On s’installe. Ça manquait d’espace. On aurait beau se serrer, l’un ou l’autre déborderait dans la tranchée. Une vieille toile de tente trouée servait de porte à notre taupinière. Ce trou avait 70 cm de hauteur, ce qui interdisait la pose assise. Enfin, c’était toujours un abri contre la pluie. 80 cm de craie au-dessus de nous nous mettait à l’abri d’un 77, c’était toujours ça !
Revint le cabot. En tenue, pas de sac, fusil, cartouchières garnies, 10 balles dans le fusil, toile de tente en bandoulière. Pris en charge par un cabot du 45ème, nous prenons un petit boyau à 20 mètres, sous deux réseaux de barbelés en rampant, nous aplatissant à chaque fusées éclairantes. A 50 mètres, nous arrivons dans un petit trou d’où sortent 2 types du 45ème qui aussitôt à voix basse, nous disent d’observer sans répit devant nous de tel angle à tel angle. Angles indiqués par des bouts de bois à 2 mètres. Détecter, s’il y a lieu toute patrouille. Ne pas tirer sauf en cas de surprise et dans ce cas, se replier de suite et rendre compte. 3 fusées pour ce cas . Ça nous impressionnait fort. En nous laissant, le cabot nous dit :
- « A 150 mètres à droite, il y a un poste boche occupé par deux Fritz, ceci contrôlé par leurs coups de feu ! »
Nous voilà donc seuls face à l’ennemi, gardiens de l’arrière ! Quelle responsabilité ! Rêveurs, nous imaginions de la mer à la Suisse, cette ligne ininterrompue de guetteurs, à qui il incombait de veiller sur la sécurité des camarades, sur le pays tout entier. Je crois bien qu’on se gonflait un peu. Mais il fallait ça pour asseoir notre courage. Venant des deux côtés, quelques balles passaient au-dessus de nous, aucune de face. Leur « piau-piauau » fixa un log moment notre attention. On cherchait à classer et à identifier tout bruit pour nous instruire. Au loin se distinguait la courte et fugitive lueur des départs d’artillerie boche, tirant sans doute sur notre artillerie. De toute notre attention exacerbée de notre première garde, nous observions la parcelle de terrain qui nous était dévolue à chaque lueur de fusée, mais c’était toujours pareil: des trous d’obus, encore des trous et des débris de la dernière attaque. Inutile de vous dire que tout en faisant le malin, on ne brillait pas tant que cela. De temps à autres, on communiquait nos découvertes qui, à la première fusée, s’avéraient fantaisistes. On croyait avoir vu bouger, des ombres s’aplatir… On avait la hantise d’une patrouille boche venant nous surprendre et nous faire prisonniers, ou nous tuer. Ah non! Pas maintenant, c’est trop tôt!
A force de regarder, on s’aperçut tout de même qu’il n’y avait rien. Ou que c’était un bout d’arbre, ou une grosse touffe de fourbi quelconque. Ailleurs, une bosse, qui à la lueur brutale des fusées ou à leur extinction, semblait bouger. Simple jeu d’ombres. C’est donc à moitié rassuré que nous nous versâmes un quart de pinard dans lequel on trempa du pain. Mais c’est égal, je me suis demandé souvent quel eut été notre comportement s’il y avait eu une fusillade. M’enhardissant, et malgré les protestations de FRENOT, je fis une cigarette; j’avais soin de la camoufler dans ma toile de tente à entre chaque inspiration. J’étais heureux, et puis je bravais la consigne, le cabot, tout le monde. Ce fut une bonne cigarette. Les deux heures s’écoulèrent sans autre histoire. Silencieusement, la relève vint. Passation des consignes. Quelques mots pour rassurer les camarades, cela d’un petit air protecteur, on se prenait déjà pour des vieux briscards. A ce moment passe une salve de 77 qui va éclater derrière la tranchée. Ah, mes aïeux! Adieu notre belle superbe. Nous piquons un plat ventre très réussi dans le boyau et sitôt les éclats passés, nous bondissons dans la tranchée, sans tenir compte de TISSOT qui cherchait à nous retenir et qui rentra tranquille. Dieu, que c’est donc difficile de s’aguerrir. TISSOT nous retrouvait tassés au fond de notre trou et se moquait gentiment de nous. Vexé, je lui rétorque qu’on avait couru parce qu’on savait par la relève que la soupe était là. Evidement, il ne fut pas dupe. Par la suite, il ne fit jamais allusion à cet épisode.
Ah cette soupe! Il restait au fond d’un bouteillon un peu d’eau avec une graisse toute figée, quelques patates à l’eau et deux bouts de gras de bœuf, le tout bien froid. Ils s’étaient servis les copains, mais patience, nous aurions notre revanche. Nous arrosâmes le tout d’un quart de pinard et de jus. On réservait l’autre jus pour le matin en le faisant chauffer sur une bougie, ça ferait du bien. Un café chaud, c’est toujours apprécié.
Bien enroulés dans nos couvertures et serrés l’un contre l’autre, le calot comme bonnet et la tête sur notre sac bien dur, nous dormîmes à la perfection. Réveil et rêvasserie. La journée se passait tranquille. Quelques obus à droite, à gauche, derrière, mais aucun sur nous. Sur les secteurs des deux autres bataillons, il en était de même. Somme toute, c’était de la petite guerre. Les camarades de la section n’ayant pas pris la garde cette première nuit venaient aux nouvelles et nous demandaient nos impressions. Il faut le dire, on se pavanait un peu. Pensez, la première garde, seuls à deux, la nuit et si près du Fritz! Ça nous posait, on était presque des héros. On n’exagéra rien quand même. On se gardait même bien de conter notre plongeon pas plus que notre retour ventre à terre dans la tranchée.
A Suivre…

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Permis de bonne conduite sur internet
8/09/10
« Internet est un monde vaste et passionnant ! Mais pour le découvrir en toute tranquillité, pour profiter pleinement de ses richesses…il faut respecter des règles simples, comme dans la vie ! »
« Permis de bonne conduite sur internet » est un site à destination des plus jeunes. Ce site va leur permettre de passer un permis de bonne conduite sur internet à travers 12 questions portant sur différents aspects des dangers potentiels du net.
A chaque réponse, un petit texte explicatif est affiché. Ce texte est différent suivant que la réponse soit bonne ou mauvaise. Ces petits textes peuvent être discutés en classe et offrir ainsi aux enfants une prise de conscience de ce qu’est une attitude responsable sur internet.
Site à découvrir ici: http://www.passe-ton-permis-web.com/

Faire sa rentrée avec Twitter
23/08/10
Pour beaucoup d’enseignants, la rentrée est le moment idéal et le point de départ de nombreux projets. Certains en profiteront peut-être pour débuter avec Twitter pour y découvrir les publications et les « tweets » du milieu éducatif.
Pour faciliter ces débuts, voici une liste de quelques comptes « à suivre » afin d’être tout de suite « dans le bain ».
Quelques comptes « professeurs des écoles »:
@AmandineTer Bio: Prof. des écoles dans une classe du cycle 3, au sein d’une petite école du Jura.
@MonInstit Bio: Institutrice.
@jyaire Bio: Instit en week-end une fois par semaine, sans compter le mercredi…
@nath88 Bio: maîtresse d’école.
@Cathnounourse Bio: A la fois Maîtresse Dézécolle et Madame Tout le Monde.
@theolong Bio: Maitre des écoles, blogueur occasionnel, féru de NTIC et des logiciels libres. Observateur critique du système éducatif français…
@lpamphile Bio: Prof des écoles, je partage ici sur l’Ecole, l’enseignement, l’éducation, la pédagogie, les pratiques de classe et les TICE …
@lakanal_net Bio: Classe de CP-CE1 et Ressources pour le cycle 2.
@Lygoma Bio: Professeur des écoles (CM2). CFP accordé à la rentrée 2010 pour préparer le capes interne doc (session 2011).
@rachelalecole Bio: Nouvelle vie en tant que professeure des écoles stagiaire. Ancienne journaliste. Teacher in a primary school. I’m too an Huddy, definitely ![]()
Quelques comptes « classes et écoles »:
@ecolebara Bio: une école ouverte sur le monde,labellisée éco-école, attentive à la scolarisation d’enfants handicapés.
@ecole_lakanal Bio: École élémentaire de 9 classes dans le quartier de Fives-Lille.
@ecoleprovidence Bio: Ecole la Providence de Dunkerque, maternelles et élémentaires.
@longeville Bio: Compte Twitter de l’école de Longeville à Echenoz la Méline.
@laderniereannee Bio: Nous sommes une classe de terminale bac pro commerce d’un Lycée pro et leur équipe pédagogique pour une utilisation pédagogique de Twitter.
@crotenaycycle3 Bio: La classe de cycle 3 de l’école primaire de Crotenay vous fait part de son quotidien.
Quelques comptes « domaine des TICE »:
@SayapaW2 Bio: Formatrice Tic Conceptrice FOAD Actuellement responsable de formation. Je tweete comme je suis…en attendant de prendre le temps de construire mon portfolio.
@pnodenot Bio: Formateur Tic. Veille sur la place des services du WEB dans la formation et l’enseignement. Concepteur de modules FOAD.
@educ_medias Bio: association nationale d’éducation aux médias.
@jsb_ Bio: Conseiller de bassin – Mission TICE – Académie de Versailles – Usage des réseaux et de l’internet – Environnements Numériques de Travail – ENT.
@framasoft Bio: Framasoft est un réseau de sites web collaboratifs dont le dénominateur commun est le logiciel libre et son état d’esprit.
@Usages_TICE Bio: Agence Nationale des Usages des TICE.
@Apprendre2pt0 Bio: Reseau Francophone d’échange de savoirs et de pratiques Apprendre 2.0.
@TiceChampagnole Bio:
@michel_20_100 Bio: Conseiller pédagogique TIC au Collège Édouard-Montpetit.
@intertice Bio: Intertice est un temps fort de réflexion et de bilan pour rendre compte de l’impact des Tice sur l’évolution de l’enseignement et sur l’activité des élèves.
@ticeeducation Bio: TICE, B2i, C2i, TBI, Openoffice, Microsoft office, joomla, web, veille , medias … #education #tice #google .
@vpaillas Bio: Formatrice TIC : formation des enseignants et des formateurs du premier degré. Vif intérêt : place des services dits WEB20 dans la formation et l’enseignement
Quelques comptes « enseignants du secondaire »:
@gduboz Bio: Prof d’histoire géo.
@fmoreda Bio: Professeur d’Histoire-Géographie, Clionaute, modératrice H-Français.
@hibernatus Bio: Prof de techno, à moitié geek, spécialiste en rien mais curieux de tout !
@cjouneau Bio: Enseignante d’Histoire-géo. Parmi mes centres d’intérêts, comment améliorer ses pratiques de classes avec les TICE ?
@dpernoux Bio: PIUFM (en mathématiques).
@frompennylane Bio: prof de français et HG en LP à La Rochelle: j’expérimente Twitter en classe à suivre via @laderniereannee et jour après jour sur mon blog.
@beverycool Bio: je suis professeur de mathématiques en lycée.
@MilaSainteAnne Bio: Prof (qui aime son métier), Clionaute (et donc curieuse de tout ce qui se fait de nouveau), maman, joueuse en ligne, et tout d’un tas d’autres choses encore.
@ChrisFiasson Bio: Prof d’histoire-géo, je cherche à intégrer le plus efficacement les Tice à mes pratiques pédagogiques.
@mcbd Bio: Enseignante histoire-géo, chargée de mission histoire au CNDP, clionaute, auteur à l’occasion.
@chrism Bio: Lettres – Clemi – Tice – Culture numérique – Médias sociaux – Identité numérique – Education Media Internet.
Quelques comptes « documentalistes »:
@Marsattac Bio: enseignant documentaliste certifié, 49 ans, ancien élève du CUEJ. Veille en info-doc et en éducation aux médias.
@gineste Bio: Professeur documentaliste en collège.
@fabifi Bio: professeur documentaliste en lycée à Nice.
@sdardalhon Bio: Professeur-documentaliste en Saône et Loire et CLEMI de Dijon. Veille en Info-doc, médias, web 2.0.
@FBDO44 Bio: Professeur-Documentaliste.
@nbenyounes Bio: prof cyberdocumentaliste, information, , tice, nouvelles technologies, Web2.0, veille informative.
@twittendoc Bio: Veille en info-doc. Enseignement, éducation aux médias, TICE.
@docaucentre Bio: Veille documentaire à destination des documentalistes faite par le CRDP du Centre et @cddp37.
@CRDPfcomte Bio: Centre régional de documentation pédagogique de Franche-Comté.
@CRDPNETeCLAIR Bio: Chargé d’ Etudes Documentaire – rédacteur NETeCLAIR.
@profsdoc Bio: La communauté des professeurs documentaliste et sympathisants
Quelques comptes « officiels »:
@acpoitiers Bio: Ministère de l’Éducation nationale – Le compte officiel de l’académie de Poitiers.
@actoulouse Bio: Académie de Toulouse, ministère de l’Education nationale.
@edu_ina Bio:
@educationfrance Bio: Le compte officiel du ministère de l’Education nationale.
@acbesancon Bio: Twitter officiel de l’académie de Besançon.
Quelques comptes « enseignement et pédagogie »:
@CahiersPedago Bio: Changer la société pour changer l’école, changer l’école pour changer la société.
@EnseignerTV Bio: TV5MONDE pour enseigner le français et en français ; FLE ; FLS.
@phwatrelot Bio: professeur de SES-Pdt du CRAP-Cahiers Pédagogiques – Formateur – et plein d’autres choses encore.
@skolanet Bio: Skola-Blog, le blog de Skolanet ! Veille sur le e-learning / foad / tice !
@clionautes Bio: Association d’enseignants d’histoire – géo qui réfléchit aus usages pédagogiques des TICE en Histoire, en géo et en éducation civique.
@cavilamvichy Bio: Le CAVILAM reçoit des stagiaires de plus de 110 nationalités. Il contribue à l’innovation pédagogique pour l’enseignement des langues.
@clemifc Bio: Compte Twitter du CLEMI (Centre de Liaison de l’Enseignement et des Médias d’Information) de Franche-Comté (académie de Besançon).
@cafepedagogique Bio: Revue en ligne collaborative publiée par un réseau d’enseignants, de chercheurs et de cadres. éducatifs
@lepointdufle Bio: Hélène Weinachter – Les meilleurs liens pour apprendre et enseigner le français – et les langues.
@Eucasources Bio: Éducasources est la base des ressources numériques en ligne, sélectionnées et décrites par le réseau SCÉRÉN.
@eTwinningFrance Bio: Le bureau français du projet éducatif européen eTwinning.
@education_edd Bio: Outils et actions de sensibilisation au développement durable #education #sustainable #durable #EEDD #ESD.
@clemiversailles Bio: Le site officiel du Clemi Versailles, le vrai !
@michelguillou Bio: C’est juste moi, un peu dino pour tout (depuis le temps), un peu nioubie pour demain.
Quelques comptes « francophones »:
@Alex_Riopel Bio: Enseignant-ressource TIC / Soutien élèves à risques de décrochage / Ens. sec. géo/hist. EDTECH, WEB2, TDA/H, ORTHOPÉDAGOGIE, ÉCOLES INNOVANTES, APPRENTISSAGE.
@EducationMedias Bio: Spécialiste en éducation aux médias pour le Réseau Education Médias.
@Infobourg Bio: L’Infobourg, l’agence de presse pédagogique.
@Cyberprofesseur Bio: Auteur du Cyberprofesseur. Je crée des tests de français dans le Web et dans Facebook pour aider à réviser la grammaire et l’orthographe.
@educations Bio: Yves Duchesne, conseiller pédagogique pour les technologies de l’information et de la communication dans l’apprentissage et l’enseignement.
@SBrousseau Bio: Enseignant de science, accompagnateur TIC pour la C.S. Samares.
@PedagoTIC Bio:
@MarioAsselin Bio: Ex-directeur d’école, blogueur en éducation/Partner at Opossum (a subsidiary of iXmédia Group). Ma charte d’utilisation de Twitter, http://bit.ly/jeIUY .
@epnwallonie Bio: Centre de Ressources des Espaces Publics Numériques de Wallonie.
@swattier Bio: Consultant e-learning au Vietnam, je suis passionné par les technologies au service de la formation.
@enseignelibre Bio: Enseignant en Belgique, actuellement en troisième primaire (8-9 ans) je tiens un blogue, miroir des activités de classes.
@zecool Bio: Apprendre et éduquer au 21e siècle | Educate and learn in the 21st century | Aime les belles choses d’la vie | Life’s good sides.
@enseignement_be Bio:
@Thot Bio: Promotion de la formation en ligne et des réseaux #TICE #FOAD #elearning #reseau #francophonie
@francoisbourdon Bio: Enseignant primaire (K/12 teacher) + designer multimédia + Distinguished Educator + photographe
@hyperclasse Bio: Classe de 6e à Montréal : motivation, technologie et apprentissage. Blogues, wiki, iPod, iPad, macBook. Sans manuel, sans pupitre.
@ppoulin Bio: Adjunct Teaching Professor, ADE, PhD student: using technology to ignite learning, motivation and cooperation; concepteur icl@sse, Inter@ge et M@cmidi
@iclasse Bio: Classe de 6e année du 21e siècle, entièrement technologique sans manuel scolaire ni pupitre
Note: Cette liste est issue de mes propres abonnements et ne constitue en aucun cas LA LISTE qu’il faut à tout prix mettre en place, mais plutôt un moyen de débuter et ensuite d’élargir ses propres abonnements. Bien évidemment, si vous désirez apparaître sur cette liste (et parce que je suis forcément passé à côté de comptes intéressants), il vous suffit de laisser un commentaire à la fin de cette article et si vous désirez ne plus y apparaître , un DM via mon compte Twitter fera l’affaire!
Un de 14-18: chapitre 17
21/08/10
NOUS PRENONS CONTACT AVEC LE FRONT- SECTEUR DE BRIMONT
Remise en ordre du cantonnement. Achat de quelques vivres et le plein du bidon. Encore un trait de tiré avec la facilité. Cette fois, c’était bien le commencement du bain. Nous allions vivre notre première nuit de guerre. Classons là dans un coin du cerveau pour les souvenirs. On avalait la route, moins braillards que de coutume. Compréhensible, n’est-ce pas ? Malgré notre foi et notre désir, on ne pénètre pas dans la guerre sans une certaine retenue. Bientôt, il n’y eut plus que quelques mots d’échangés. Chacun se recueillait et suivait le cours de ses pensées vers son destin, sa famille et cet inconnu que nous allions découvrir. Puis ce fut le silence. La nuit était noire. Bientôt, invectives et jurons se déclenchèrent. A chaque instant, c’était l’un ou l’autre qui se cognait ou trébuchait. Puis, le silence reprenait, c’était impressionnant. J’ai toujours remarqué ce comportement à chaque montée en lignes. Celle-ci amène infailliblement le soldat à se recueillir. Y avait-il des génies particuliers à ça ou l’incertitude de l’inconnu vers lequel on allait, le doute du destin, la famille loin derrière, et tant d’autres choses qui poussaient l’homme à s’isoler dans ses pensées. Je l’ignore encore. Parfois, nous levions la tête vers le ciel quand il était étoilé. Comme beaucoup, je n’étais pas superstitieux, mais comme tous, j’avais choisi mon étoile. Ma bonne étoile, qui devait me protéger avec certitude, sans défaillance. Nous y croyions tous. Et pourquoi pas après tout ! Ça nous donnait du courage et nous permettait d’avancer plus confiant.
Au fur et à mesure de notre avancement, les lueurs des éclatements et des fusées se faisaient plus distinctes. Nos fusées munies de parachute montaient très haut et éclairaient longtemps le terrain. Les boches éclairaient depuis le départ mais duraient peu. Par contre, elles surprenaient beaucoup plus que les nôtres. Le roulement des sifflements et éclatements des obus ininterrompu se prolongeait à l’infini. Ce n’était pas violent-violent, mais ce n’était pas sans nous impressionner. Bien que profanes en la matière, on se rendait bien compte que cela ne ressemblait nullement à une attaque, mais comme le disait le communiqué : « tir de harcèlement dans le secteur X».
Toujours plus loquaces nous approchions, quand vint l’ordre:
- « Faites passer, éteindre cigarettes et pipes. »
C’était ennuyeux, car l’une ou l’autre au bec, on se rendait compte que c’était un bon réconfort. Enfin, c’était l’ordre, au reste compréhensible. Par la suite, on se rendit compte que le brasillement d’une cigarette se voit à 1 Km. Nous nous rapprochions des obus de plus en plus. Ce fut ainsi que brutalement à 100 m de nous, 4 éclatements simultanés nous giflèrent de leur wramm, wramm, wramm, wramm ! et du tiouou, tiouou, toc, toc toc des éclats. Il n’y eut aucun arrêt, mais tout de même un flottement très prononcé. Un ordre :
- « Les sections à 20 pas, en ligne d’approche, les hommes à 4 pas l’un de l’autre. »
Ordre sitôt exécuté. Cabots et sous-Offs annoncent :
- « Au commandement, couchez-vous, le faire immédiatement ! »
Brr ! Ça commence à faire froid dans le dos. Une autre salve, à l’arrivée très perceptible, éclate devant nous. Nous étions déjà plaqués au sol quand les éclats, dans leur sifflement particulier à leur grosseur, s’abattaient sur nous. Quelques-uns tintèrent sur les gamelles ou plats de campement, d’autres touchèrent quelques hommes, mais pas de blessé.
-« Allez, en avant ! »
TISSOT, pour nous mettre en confiance nous disait :
- « Vous en faites pas, ce n’est que du 77, de la fouterie !»
Ça nous rassurait. Je dis tout de même à FRENOT :
- « -Bé yau, mà è feyot das éclats quand même !
- Yo, bié sûr, mà pisquè lo cabot dit qu’ço d’let fouterie ! »
Et voilà comment des jeunes emmenés par leurs anciens entrèrent dans la guerre. Ce fut tout ce qui tomba le plus près de chez nous.
Nous voici dans un chemin creux. Notre bataillon, le deuxième, s’arrête sur l’ordre :
-«sac à terre, l’arme à la main. Exécution ! »
Je roule une cigarette et bat mon briquet à pierre et à amadou. TISSOT bondit, furieux. Il me dit :
- « T’es cinglé non, les lignes sont tout près ! C’est toi que je colle le premier au petit poste ! »
Petit poste…petit poste… Qu’est-ce que c’est que ça ? Pas du bon sans doute ! Tant pis, on verrait bien. Et frondeur (dans le fond : pas malin !) :
- « Bien caporal, c’est justement ce que j’allais vous demander. »
Vis-à-vis des autres, ça me posait, mais mon ventre n’était pas d’accord. Ça se tortillait un peu de côté-là. FRENOT me disait :
- « Si o faut dousse, j’viras dévo t’y, é bé yo, merci ! » (Seuls, nous nous causions toujours en patois)
Sur ces entre-faits, les 5ème et 6ème compagnies étaient montées en ligne emmenées par des hommes du 45ème (des auvergnats). Vint notre tour. En empruntant un boyau, on s’aperçut que nous pénétrions vraiment dans le monde des tranchées, des taupes et autres vers de terre. Ce boyau, taillé dans la craie, était profond et à peine abimé, ce qui me fit remarquer à FRENOT :
- « C’et no mi esquintet, c’enn dô mi cherr, topien pouéhi !
« Yo mâ cot qu’o trop. Enfin, si cèn’ché mi do tot qu’o z’évance ço bien. »
C’est ce qui arriva. Nous débouchâmes bientôt dans une parallèle qui était la tranchée de tir. Les fusées, assez rapprochées, nous permettait de nous familiariser avec toutes ces choses nouvelles qui allaient meubler notre vie de poilus. De 20 pas en 20 pas, un guetteur au créneau guettait et surveillait son rayon de visibilité. Des obus passaient au-dessus de nous pour aller éclater à l’arrière. Aucun à proximité. Ça faisait notre affaire. Il faut bien l’avouer : pas mal de notre superbe s’était envolée. De voir ces vieux de la vieille avec nous, calmes et attentifs, nous impressionnait fort.
A Suivre…

« Un de 14/18 parmi tant d’autres » de René Charpentier by PhilC est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d’Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France

Twitter: quelques outils…
17/08/10
Le système de microbloging Twitter se révèle être un outil très intéressant pour tout se qui touche l’enseignement car il permet d’être tenu au courant, pratiquement en temps réel, des différentes publications des sites officiels et autres blogs liés à ce domaine. Le site Twitter.com ne donne cependant pas la possibilité de faire grand chose et pour mieux cerner la « planète Twitter« , j’utilise donc d’autres outils qui me permettent de gérer tout ce petit monde.
Les clients Twitter:
Ce sont des applications permettant de gérer son compte de manière plus agréable que sur le site original.
Tweetdeck: c’est l’application que j’utilise le plus en étant à la maison. Elle permet, par l’ajout de différentes colonnes, de pouvoir garder un oeil sur pas mal de paramètres: la TimeLine, les mentions ou les messages directs, mais aussi les nouveaux abonnés à votre compte ainsi que le tri de tweets par l’affichage des publications de listes et d’autres possibilités encore… De plus, Tweetdeck fonctionne en étant indépendant du navigateur internet, ce qui fait un onglet en moins à afficher. J’apprécie également l’affichage en direct des tweets dans une petite fenêtre qui laisse le temps de lire la publication.
Hootsuite: similaire à Tweetdeck, cette application permet l’affichage du même système de colonnes, mais via internet, ce qui représente un certain avantage lorsqu’on ne dispose pas de son propre ordinateur.
D’autres applications existent, comme, par exemple, Seesmic ou Tweetvisor , mais je trouve qu’il est préférable de ne pas se perdre dans tout ce qui existe autour de Twitter. Disposant de deux outils qui me permettent l’utilisation de Twitter par le biais logiciel ou internet, je ne cherche pas trop à me compliquer la vie même si je suis certain qu’il en existe d’autres!
La gestion des abonnés:
- »Combien d’abonnés me suivent? Qui me suit et qui me quitte? » sont des questions que tout utilisateur de Twitter se posera à un moment ou à un autre. Pour savoir en permanence combien d’abonnés vous suivent, et si vous êtes un utilisateur de Tweetdeck, une option permet d’afficher ce nombre en dessous des avatars de chacun, y compris du votre.
Pour savoir quels sont les abonnés qui ont décidés de ne plus me suivre, j’utilise les services de who.unfollowed.me. Ce site permet de connaitre qui vient de ne plus vous suivre, mais également quels sont les comptes que vous suivez et qui ne vous suivent pas. D’autres services existent également, comme Qwitter que j’ai essayé il y a peu, mais qui ne me convient pas du tout car l’envoi des mails proposés m’a l’air très aléatoire… Tweepi propose également de vous informer sur qui vous suit et que vous ne suivez pas (et inversement…)
Là encore, un seul service me convient pour la gestion des abonnés.
- le #followfriday, petite coutume qui veut que, chaque vendredi, soient proposés, dans votre TimeLine, des comptes que vous appréciez suivre pour diverses raisons. On peut, et c’est préférable, réaliser ce followfriday à la main, mais vous pouvez également décider de faire cela en « automatique ». Auto Follow Friday réalisera pour vous une liste de comptes à tweetter, cette liste se basant sur les personnes que vous retweeter le plus.
On pourra également se rendre sur Twoolr qui proposera les statistiques de votre compte et qui vous aiguillera sur ceux avec lesquels vous avez le plus de rapports.
Et enfin, le tout nouveau followfriday.com qui se propose de gérer vos followfriday et d’établir un classement des personnes les plus en vue ces jours-là.
La publication de tweets:
Passons sur la publication manuelle qui suppose l’utilisation du clavier pour la rédaction du tweet.
La publication de pages internet intéressantes sur Twitter peut se faire à l’aide de différents boutons de plus en plus présents sur les sites et blogs qui permettent de retweeter l’info disponible sur la page visitée. Ces boutons sont proposés par Tweetmeme ou Topsy la plupart du temps, un bouton Twitter ayant vu le jour très récemment.
Si le blog ou le site ne dispose pas de ces boutons, il y a la possibilité d’utiliser des services comme Tweetalink, qui, après avoir renseigné les caractéristiques de son compte Twitter, fournit un bookmarklet à intégrer à son navigateur. Ne reste plus alors qu’à cliquer dessus au moment où l’on se trouvera sur une page intérressante et le tweet sera envoyé automatiquement (avec possibilité de correction).
La publication de vos propres pages peut également se faire automatiquement avec des services comme Twitterfeed qui, suivant un laps de temps défini, analysera votre flux RSS et publiera tout contenu nouveau de votre blog sur votre compte Twitter.
La recherche de tweets:
Si certains sujets vous passionnent, il peut-être intéressant de savoir ce qui se dit sur Twitter. J’utilise principalement deux choses: TweetTabs qui permet l’affichage dans des colonnes, qui rappellent celles de Tweetdeck ou de Hootsuite, des tweets diffusés sur le sujet que vous aurez pris soin d’indiquer dans la partie « recherche » en haut à droite (s’affiche ensuite une colonne avec tous les Tweets contenant le mot clé recherché)
Les utilisateurs de Netvibes (dont je suis!) utiliseront le widget TwitterSearch, qui fonctionne également par mot-clé et qui permettra l’affichage des tweets sur un thème prédéfini (=> Ajouter du contenu => « twitter » dans le champ recherche => sélectionner Twitter Search).
Voilà un petit tour des différents outils que j’utilise en parallèle de mon compte. Bien évidemment, une multitude d’autres applications existent et en faire une seule liste serait bien trop long.
On pourrait également dresser une liste de tous les gadgets qui sont créés autour de Twitter, mais, là encore, leur nombre limite sérieusement la rédaction d’une liste. Pour exemple et pour n’en citer qu’un, Isparade qui permet de voir défiler tous vos abonnés: totalement inutile, mais assez marrant…
A bientôt!
Sciences en ligne
9/08/10
Ce site Canadien dédié aux sciences à l’école vous propose de répondre à quelques questions que peuvent poser les enfants: »D’où proviennent les couleurs? Pourquoi le savon lave-t-il?… »
Afin de pouvoir répondre à ces questions, il est proposé dans la partie « Trousse pédagogique« , différents fichiers permettant de monter des projets dans différents domaines, et ce, suivant le niveau des enfants: préscolaire, adaptation scolaire, cycles 1, 2 et 3.
Ces fichiers sont fournis au format PDF, Word, Publisher et vidéo.
L’onglet « Ressources » propose d’autres fichiers en téléchargement.
Les inscriptions sur le site seront effectives dès la rentrée 2010-2011.
Un de 14-18: chapitre 16
8/08/10
NOUS QUITTONS LE CAMP- TRAVERSÉE D’ÉPERNAY- ON EST NOYÉ DE VIN
Le surlendemain, réveil à 5 heures. Départ à 6h30. Jus, casse-croûte et en route vers Epernay. Il faisait un beau temps sec. On était joyeux, peut-être allait-on embarquer pour les Dardanelles. (Encore ces Dardanelles !). Mais il était écrit que jamais nous ne verrions de demoiselles voilées. Dommage ! Gaillardement, nous fîmes ce premier jour, nos trente-deux kilomètres, coupés de la grande halte où nos cuistots nous servirent singe chaud et patates avec ¼ de vin et un jus. Dans ces moments là, il n’y avait pas encore de roulante et le rata se faisait dans les talus et les fossés, par sections. Quand au jus, on le broyait à coups de crosses de fusil dans un plat de campement. On le flanquait dans une chaussette ou un mouchoir pour le passer ! Ça allait tout bien. Une de repos avant la reprise. Cette première journée fut donc sans histoire à travers le désert de la Champagne pouilleuse avec ses petits pins rabougris et son herbe grasse de craie et que le printemps n’arrivait même pas à reverdir. Les chansons fusaient quand même, vous savez, ces chansons de troupiers plus ou moins grivoises dont certaines venaient déjà des troupiers de Louis XV. C’est encore les meilleures. Nous arrivâmes au cantonnement. Je ne me rappelle plus le nom. Aucune importance. La soupe fut vite avalée et nous fûmes dans la paille. Tout de même, 32 Km avec 50 Kg sur le dos, ça compte quand même ! Au réveil, nous furent assaillis par les gosses qui nous réclamaient nos biscuits, ces fameux biscuits durs comme pierre et très nourrissants mais qu’il fallait casser à coups de crosses sur des pierres et qui sont inconnus de la troupe maintenant. Impossible de les satisfaire, nous n’en avions pas encore touché. Le jus pris, on se remet en route. De la vigne, beaucoup de vigne entre deux patelins. Arrivés sur une crête, on voit à nos pieds une belle ville s’étirant sous le soleil : Epernay. A son entrée, un ordre : arme sur l’épaule, pas cadencé, marche ! On allait donc défiler. Les cliques des bataillons soutenaient la cadence. La traversée est longue, les langues se parcheminent, le soleil est ardent. Les rues sont pleine de monde nous acclamant. Parmi eux, on remarque des bonnes vieilles qui se lamentent :
- « Mais regardez donc ! Ce n’est que des gosses ! Si c’est pas malheureux de les faire tuer ! A quoi donc pense le gouvernement ! »
Bien sûr, 9 sur 10 étaient imberbe, mais, eh là, grand-mères nous sommes des hommes tout de même. Arrivés aux faubourgs, on constate un flottement dans la cadence. On compris vite. On distribuait du champagne à gogo, et cela sur bien 200m ! J’en ai bu 5 quart pour ma part. Nous étions propres ! Les officiers qui ne donnaient pas leur part disaient bien :
- « Pas plus d’un quart seulement »
Ben oui, d’accord puisque aussi bien, on ne pouvait avaler qu’un quart à la fois ! Oui, mais voilà, il y avait toujours des paniers alignés. Ajoutez à cela un soleil de plomb et les 20 km déjà dans les jambes, bridées par les courroies, la charge et ce sacré pas cadencé, plus très respecté il est vrai. Finie la belle tenue du régiment, les ordres avaient beau pleuvoir, seul était maître le champagne ! Les clairons ne faisaient même plus de couac ! Ils étaient raides ! Et ne jouaient plus que du quart ! Le colon était furieux. Caracolant le long de la colonne, il ne cessait de nous apostropher, mais sans résultat. Devant cette situation qui tournait à la pagaille, il prit la sage résolution de nous faire faire la grande halte à 2 km de là. Il permit un casse-croûte. Repos de trois heures, ce qui permit aux vapeurs du champagne de se volatiliser. Encore un peu ahuris, on reprit le barda. Pour nous remettre et nous punir, on fit 2 Km de pas cadencé. Ben, je vous jure que ça compte, mais personne ne se plaignit. La vie avait été trop belle. Vers 18 heures, on arrive à Villedomange, coquet village entouré de vignes. Très bien reçus par les habitants, attendris eux aussi, de nous voir si jeunes. Ils s’évertuèrent à nous donner tout le confort possible dans leurs maisons. On mit à notre disposition du champagne nature à 12 et 15 sous le litre suivant degré, ce dont nous profitâmes, mais sans abus. Nous y restâmes 8 jours passés à refaire un peu d’exercice ou d’escrime à la baïonnette. (Pour ce que ça servait cette escrime ! Durant toute la guerre, je ne me suis jamais vu pas plus que les copains en appliquer les règles quand on se trouvait devant un Fritz. On faisait comme on pouvait : ou bien l’un ou l’autre des deux belligérants prenait la tangente ! C’était moins dangereux !) Nous avons toujours pensé que les pondeurs de ces règles étaient de grands farceurs.
Le 8ème jour, l’ordre suivant (ou à peu près) nous est communiqué : » Les éléments de la classe 15 formant la 307ème brigade (405 et 407ème) étant arrivés à la fin de leur instruction, vont, sur l’ordre du G.Q.G, avoir l’honneur d’entrer en contact avec l’ennemi. C’est la dure réalité de la guerre. Cette brigade prendra position avec une brigade plus aguerrie. Jeunes de la classe 15, le général en chef vous salue. L’avenir vous attend. Il met sa totale confiance en vous. » Après le rompez les rangs, des groupes se formèrent en commentant cet événement. Pour ma part, ça me remuait tout de même. Comme je dis à FRENOT:
- « J’en ai marre de faire de l’exercice et il ne faut pas oublier ce pourquoi on est là. Au moins, une fois dans le bain, on n’y pensera plus. Au diable tout le reste, faut pas s’en faire ! T’é rohon, m’y c’ot pouèroïlle ! »
On perçut 250 cartouches. Encore un peu plus de charge. On fit de l’entraînement de lancement de grenades. C’étaient les premières de cette guerre, des boules d’environ 800g. Elles étaient munies d’un anneau. On passait au poignet une courroie en cuir terminée par un mousqueton que l’on fixait à l’anneau mobile de la grenade. Bien dans la main, on faisait le mouvement de lancement par une rotation d’1/4 de tour de bras en partant de l’arrière. Quand on était à la verticale de l’épaule, on lâchait brusquement l’engin. Le mousqueton, en se libérant amorçait l’engin qui explosait 5 secondes après. Je n’ai jamais pu les lancer correctement. 8 fois sur 10, elles tombaient à mes pieds. J’étais donc un danger. Ça me vexait bien un peu, mais pas tellement quand même. Je serais donc voltigeur. Ça m’allait aussi bien et je n’aurais pas à porter ce poids supplémentaire. Et puis, il fallait des patrouilleurs, j’en serais ! On me remit aussi une cisaille énorme. Je devenais le cisailleur de l’escouade. Je n’avais pas prévu cela. Ça me fit faire la grimace en moi et ma gorge se nouait un peu. Je me voyais déjà, certaines nuits, envoyé pour aller couper les barbelés d’en face pour préparer une sortie, cela sous les fusées, les balles, les obus. Bref, je trouvais que cela devenait bien embêtant tout ça ! Rien ne va comme on croit ! Le cabot que je questionnais avec le plus de désinvolture possible, m’expliquait que l’on ne s’en servait qu’aux attaques si les barbelés n’étaient pas suffisamment hachés par les obus. Ça redevenait un peu meilleur. A l’occasion, je n’aurais qu’à dire des bonnes prières pour que les artilleurs fassent bien leur boulot ! C’est donc fier que j’arrimai cette cisaille sur mon sac. J’arrivais même à me persuader que les camarades se disaient :
- « Il a du cran Charpentier quand même ! »
En douce, je me disais :
- « Le premier obus qui tombe à côté de moi, je la balance et dis qu’elle a été pulvérisée ».
Mais je ne le fis et n’eus jamais à m’en servir par la suite.
A Suivre…

« Un de 14/18 parmi tant d’autres » de René Charpentier by PhilC est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d’Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France



