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> <channel><title>Portail Web Ecoles &#187; Un de 14-18</title> <atom:link href="http://www.portailwebecoles.info/wp/category/un-de-14-18/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" /><link>http://www.portailwebecoles.info/wp</link> <description></description> <lastBuildDate>Fri, 28 Jan 2011 14:06:19 +0000</lastBuildDate> <language>en</language> <sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod> <sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency> <generator>http://wordpress.org/?v=3.3</generator> <item><title>Un de 14-18: chapitre 20</title><link>http://www.portailwebecoles.info/wp/2011/01/un-de-14-18-chapitre-20/</link> <comments>http://www.portailwebecoles.info/wp/2011/01/un-de-14-18-chapitre-20/#comments</comments> <pubDate>Fri, 07 Jan 2011 17:54:11 +0000</pubDate> <dc:creator>PhilC</dc:creator> <category><![CDATA[Un de 14-18]]></category> <category><![CDATA[guerre 14/18]]></category> <category><![CDATA[Histoire]]></category> <category><![CDATA[témoignage]]></category> <guid
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/> Pour nous mettre du plomb dans la tête, on nous fit renforcer les deux réseaux de barbelés qui nous protégeaient. On nous fit aller chercher notre soupe à l’arrière pendant huit jours. C’est lors d’une de ces corvées que le régiment eut ses premiers tués. Trois de ces corvées (malgré l’interdiction) avaient pris l’habitude de quitter le boyau pour passer sur le terrain. C’était narguer les boches ! Si bien qu’un beau jour, ils leur envoyèrent une vingtaine de 77. Résultat : 5 tués. C’était bête et surtout bien triste pour les parents à la réception de cette nouvelle. Mais hélas, passons ! Il allait arriver un temps où nous serions cuirassés.<br
/> C’est bien tristes que ce jour-là les rescapés rentrèrent. Il n’y eut pas de compliment non plus cette fois là.<br
/> C’est dans ce secteur que j’eus l’occasion de tirer à vue sur mon premier Fritz. De guet à la tranchée au côté d’un mar-gis d’artillerie observateur pour son groupe, il me fit remarquer un boche bricolant à quatre ou cinq cent mètres, à côté d’une maison en ruine. C’était se foutre de nous ! On décide de faire un carton. Chacun à son créneau, on vise soigneusement et : pan ! pan ! On regarde, l’allemand n’avait pas bougé et continuait. C’était vexant, car, pour ma part, aux séances de tir, je faisais mouche à 400 mètres. Le sous-off recommence, même résultat. J’en déduis aussitôt que l’ayant raté, il avait le droit de vivre. Ce n’était pas on heure : qu’il vive !</p></div>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.portailwebecoles.info/wp/2011/01/un-de-14-18-chapitre-20/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>0</slash:comments> </item> <item><title>Un de 14-18: chapitre 19</title><link>http://www.portailwebecoles.info/wp/2010/10/un-de-14-18-chapitre-19/</link> <comments>http://www.portailwebecoles.info/wp/2010/10/un-de-14-18-chapitre-19/#comments</comments> <pubDate>Wed, 20 Oct 2010 08:31:58 +0000</pubDate> <dc:creator>PhilC</dc:creator> <category><![CDATA[Un de 14-18]]></category> <category><![CDATA[guerre 14/18]]></category> <category><![CDATA[Histoire]]></category> <category><![CDATA[témoignage]]></category> <guid
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id="citPlug3"><div
class="topsy_widget_data topsy_theme_blue" style="float: right;margin-left: 0.75em; background: url(data:,%7B%20%22url%22%3A%20%22http%253A%252F%252Fwww.portailwebecoles.info%252Fwp%252F2010%252F10%252Fun-de-14-18-chapitre-19%252F%22%2C%20%22style%22%3A%20%22small%22%2C%20%22title%22%3A%20%22Un%20de%2014-18%3A%20chapitre%2019%22%20%7D);"></div><p><strong>ÇA DEVIENT SERIEUX- UNE FUSILLADE- 5 BLESSES</strong><br
/> <a
href="http://www.portailwebecoles.info/wp/wp-content/uploads/2010/10/Ener7.jpg" rel="shadowbox[sbpost-728];player=img;"><img
class="alignleft size-thumbnail wp-image-730" title="Ener7" src="http://www.portailwebecoles.info/wp/wp-content/uploads/2010/10/Ener7-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>La deuxième nuit vint. Les deux FRENOT, nous étions exempts de garde. On alla se prélasser toute la nuit dans notre trou. On avala la soupe qui, cette fois, était à peu près chaude, donc meilleure et fumâmes une bonne cigarette. La toile de tente bouchant bien notre trou, nous étions bien.<br
/> Je ne sais depuis combien de temps nous dormions quand un coup de pied dans les tibias de FRENOT et un ordre hurlé:<br
/> - « Tout le monde aux créneaux, les boches attaquent ! » nous réveille en sursaut.<br
/> Hébétés, on se pique debout, on attrape le fusil, on l’arme et courons à notre place. La fusillade me paraissait monstrueuse. Sans doute la trouille et mal réveillé. Les balles sifflaient drôlement au-dessus de la tranchée. D’autres, avec leur &laquo;&nbsp;floc&nbsp;&raquo; particulier, s&#8217;enfonçaient dans la tranchée, d&#8217;autres derrière nous. De quoi faire trembler les bleus que nous étions. Comme tous, je ne m&#8217;en privais pas. Les obus se mirent aussi de la partie et devinrent dangereux. En sifflant, les éclats nous parvenaient un peu trop à mon avis. Regardant mes deux voisins, je vis en action notre caporal et FRENOT qui allaient commencer à tirer. Il me fallait y aller aussi et tirer. J&#8217;allais me mettre bien en face de mon créneau pour viser quand l&#8217;idée effrayante me vint qu&#8217;une balle boche pouvait passer par ce trou et me trouer ma petite cervelle! Ah non! Pas de ça! Tirer: oui! Faire la guerre: oui! Mais pour ça, il ne faut pas se faire tuer! Et fort à propos, je me souvins que les types du 45ème nous avaient dit que les créneaux avaient été faits de telle manière que, le fusil bien engagé, il n&#8217;y avait qu&#8217;à tirer pour dégager le terrain jusqu&#8217;aux lignes boches. Ça, c&#8217;est des constructeurs! Jetant un coup d&#8217;œil, je m&#8217;aperçus qu&#8217;aucun tireur ne semblait bien viser et maintenait la tête à côté du trou. Au reste, viser quoi? La fumée des obus devenait opaque et quoique le terrain fût illuminé par les fusées, on ne voyait rien, ce que confirmaient nos chefs de section. Me mettant de côté, je me mis à tirer vidant 7 boîtes de cartouches. C&#8217;eut pu être amusant s&#8217;il n&#8217;y avait pas eu les balles et les obus. Heureusement sans grand mal. Il n&#8217;y eut que 6 blessés légers pour le bataillon, aucun pour notre compagnie. Aussi vite l&#8217;affaire était venue, aussi vite elle s&#8217;arrêtait. Un ordre:<br
/> - « Cessez le feu mais que chacun reste aux créneaux ! »<br
/> Un silence formidable suivit le vacarme. Nous étions plus impressionnés que pendant la fusillade. Sans doute la réaction de la tension nerveuse. Puis un autre ordre : rentrer dans ses abris en ne laissant que les guetteurs habituels. Dans les cagnas, chacun de commenter les faits. Nous avions tous tirés beaucoup de cartouches. On rappelait le miaulement rageur de nos 75 qui s’abattaient chez Fritz. On était persuadé que nous avions repoussé une attaque formidable et que le terrain devait être jonché de cadavres ennemis. (Les Fritz devaient sans doute en dire autant !) Mais cette euphorie ne dura guère. Au petit jour, on est réveillé par les hurlements du pitaine, des lieutenants, de l’adjudant qui nous traitaient de trouillards, de femmelettes, de j’m’en foutisme. Rassemblés, on nous amène devant nos créneaux :<br
/> - « Allez, crétins, regardez votre travail ! »<br
/> Puisque c’était l’ordre, on regarde. C’était piteux mais d’un cocasse formidable ! Devant chaque créneau, il n’y avait non pas des boches d’étendus, mais, à deux ou trois mètres, un trou formidable creusé par nos balles. Et le bouquet, c’est que devant les créneaux des sous-offs, c’était pareil ! Tous, se souvenant de ce qu’avaient dit les hommes du 45ème, nous avions appliqués à la lettre ces renseignements avec la certitude de l’efficacité ! Résultats : on nous avertit que, comme punition, nous resterions plus longtemps en lignes.<br
/> Cette affaire nous fut une bonne leçon. Elle nous fit comprendre qu’il fallait se méfier des racontars et n’agir que d’après notre propre expérience. Expérience qui restait à faire. On sut dans la journée que ce branle-bas était le résultat de l’énervement de deux sentinelles de la 5ème qui, sous l’effet d’une vive frousse, étaient convaincus d’avoir vu bouger devant leur poste d’écoute et croyaient avoir affaire avec des patrouilleurs boches. S’empressant de vider leurs fusils, les postes voisins, inquiets, en firent autant. Ainsi alerté, le bataillon suivit le mouvement. Ce qui amena la riposte boche, entraînant les tirs de barrage réciproques. Ah ! Pauvres bleus que nous étions !</p><p><strong>A Suivre&#8230;</strong></p><p><a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"><img
style="border-width: 0;" src="http://i.creativecommons.org/l/by-nc-nd/2.0/fr/80x15.png" alt="Creative Commons License" /></a><br
/> <span>&laquo;&nbsp;Un de 14/18 parmi tant d&#8217;autres&nbsp;&raquo; de  René Charpentier</span> by <a
rel="cc:attributionURL" href="http://www.portailwebecoles.info">PhilC</a> est mis à disposition selon les termes de la <a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/">licence Creative Commons Paternité-Pas d&#8217;Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France</a></p></div>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.portailwebecoles.info/wp/2010/10/un-de-14-18-chapitre-19/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>2</slash:comments> </item> <item><title>Un de 14-18: chapitre 18</title><link>http://www.portailwebecoles.info/wp/2010/09/un-de-14-18-chapitre-18/</link> <comments>http://www.portailwebecoles.info/wp/2010/09/un-de-14-18-chapitre-18/#comments</comments> <pubDate>Wed, 15 Sep 2010 17:01:12 +0000</pubDate> <dc:creator>PhilC</dc:creator> <category><![CDATA[Un de 14-18]]></category> <category><![CDATA[guerre 14/18]]></category> <category><![CDATA[témoignage]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.portailwebecoles.info/wp/?p=714</guid> <description><![CDATA[MA 1ère GARDE DANS UN PETIT POSTE Un ordre : - « 1ère section, Halte ! » Des occupants du 45ème sortent des trous individuels creusés dans la craie. Ces trous, suivant la fantaisie de leurs auteurs, étaient soit en profondeur ou en longueur. Quelques uns étaient faits pour deux et même trois, mais ils&#8230;]]></description> <content:encoded><![CDATA[<div
id="citPlug5"><div
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/> Un ordre :<br
/> - « 1ère section, Halte ! »<br
/> Des occupants du 45ème sortent des trous individuels creusés dans la craie. Ces trous, suivant la fantaisie de leurs auteurs, étaient soit en profondeur ou en longueur. Quelques uns étaient faits pour deux et même trois, mais ils étaient rares. TISSOT m’en indique un à occuper avec FRENOT. Il me dit :<br
/> -« Ne bouge pas, tu sais ce qui t’attend ? »<br
/> Ah oui, je sais le petit poste. FRENOT s’offrit comme deuxième. TISSOT ne fit aucune difficulté.<br
/> On s’installe. Ça manquait d’espace. On aurait beau se serrer, l’un ou l’autre déborderait dans la tranchée. Une vieille toile de tente trouée servait de porte à notre taupinière. Ce trou avait 70 cm de hauteur, ce qui interdisait la pose assise. Enfin, c’était toujours un abri contre la pluie. 80 cm de craie au-dessus de nous nous mettait à l’abri d’un 77, c’était toujours ça !<br
/> Revint le cabot. En tenue, pas de sac, fusil, cartouchières garnies, 10 balles dans le fusil, toile de tente en bandoulière. Pris en charge par un cabot du 45ème, nous prenons un petit boyau à 20 mètres, sous deux réseaux de barbelés en rampant, nous aplatissant à chaque fusées éclairantes. A 50 mètres, nous arrivons dans un petit trou d’où sortent 2 types du 45ème qui aussitôt à voix basse, nous disent d’observer sans répit devant nous de tel angle à tel angle. Angles indiqués par des bouts de bois à 2 mètres. Détecter, s’il y a lieu toute patrouille. Ne pas tirer sauf en cas de surprise et dans ce cas, se replier de suite et rendre compte. 3 fusées pour ce cas . Ça nous impressionnait fort. En nous laissant, le cabot nous dit :<br
/> - « A 150 mètres à droite, il y a un poste boche occupé par deux Fritz, ceci contrôlé par leurs coups de feu ! »<br
/> Nous voilà donc seuls face à l’ennemi, gardiens de l’arrière ! Quelle responsabilité ! Rêveurs, nous imaginions de la mer à la Suisse, cette ligne ininterrompue de guetteurs, à qui il incombait de veiller sur la sécurité des camarades, sur le pays tout entier. Je crois bien qu’on se gonflait un peu. Mais il fallait ça pour asseoir notre courage. Venant des deux côtés, quelques balles passaient au-dessus de nous, aucune de face. Leur &laquo;&nbsp;piau-piauau&nbsp;&raquo; fixa un log moment notre attention. On cherchait à classer et à identifier tout bruit pour nous instruire. Au loin se distinguait la courte et fugitive lueur des départs d&#8217;artillerie boche, tirant sans doute sur notre artillerie. De toute notre attention exacerbée de notre première garde, nous observions la parcelle de terrain qui nous était dévolue à chaque lueur de fusée, mais c&#8217;était toujours pareil: des trous d&#8217;obus, encore des trous et des débris de la dernière attaque. Inutile de vous dire que tout en faisant le malin, on ne brillait pas tant que cela. De temps à autres, on communiquait nos découvertes qui, à la première fusée, s&#8217;avéraient fantaisistes. On croyait avoir vu bouger, des ombres s&#8217;aplatir… On avait la hantise d&#8217;une patrouille boche venant nous surprendre et nous faire prisonniers, ou nous tuer. Ah non! Pas maintenant, c&#8217;est trop tôt!<br
/> A force de regarder, on s&#8217;aperçut tout de même qu&#8217;il n&#8217;y avait rien. Ou que c&#8217;était un bout d&#8217;arbre, ou une grosse touffe de fourbi quelconque. Ailleurs, une bosse, qui à la lueur brutale des fusées ou à leur extinction, semblait bouger. Simple jeu d&#8217;ombres. C&#8217;est donc à moitié rassuré que nous nous versâmes un quart de pinard dans lequel on trempa du pain. Mais c&#8217;est égal, je me suis demandé souvent quel eut été notre comportement s&#8217;il y avait eu une fusillade. M&#8217;enhardissant, et malgré les protestations de FRENOT, je fis une cigarette; j&#8217;avais soin de la camoufler dans ma toile de tente à entre chaque inspiration. J&#8217;étais heureux, et puis je bravais la consigne, le cabot, tout le monde. Ce fut une bonne cigarette. Les deux heures s&#8217;écoulèrent sans autre histoire. Silencieusement, la relève vint. Passation des consignes. Quelques mots pour rassurer les camarades, cela d&#8217;un petit air protecteur, on se prenait déjà pour des vieux briscards. A ce moment passe une salve de 77 qui va éclater derrière la tranchée. Ah, mes aïeux! Adieu notre belle superbe. Nous piquons un plat ventre très réussi dans le boyau et sitôt les éclats passés, nous bondissons dans la tranchée, sans tenir compte de TISSOT qui cherchait à nous retenir et qui rentra tranquille. Dieu, que c&#8217;est donc difficile de s&#8217;aguerrir. TISSOT nous retrouvait tassés au fond de notre trou et se moquait gentiment de nous. Vexé, je lui rétorque qu&#8217;on avait couru parce qu&#8217;on savait par la relève que la soupe était là. Evidement, il ne fut pas dupe. Par la suite, il ne fit jamais allusion à cet épisode.<br
/> Ah cette soupe! Il restait au fond d&#8217;un bouteillon un peu d&#8217;eau avec une graisse toute figée, quelques patates à l&#8217;eau et deux bouts de gras de bœuf, le tout bien froid. Ils s&#8217;étaient servis les copains, mais patience, nous aurions notre revanche. Nous arrosâmes le tout d&#8217;un quart de pinard et de jus. On réservait l&#8217;autre jus pour le matin en le faisant chauffer sur une bougie, ça ferait du bien. Un café chaud, c&#8217;est toujours apprécié.<br
/> Bien enroulés dans nos couvertures et serrés l&#8217;un contre l&#8217;autre, le calot comme bonnet et la tête sur notre sac bien dur, nous dormîmes à la perfection. Réveil et rêvasserie.  La journée se passait tranquille. Quelques obus à droite, à gauche, derrière, mais aucun sur nous. Sur les secteurs des deux autres bataillons, il en était de même. Somme toute, c&#8217;était de la petite guerre. Les camarades de la section n&#8217;ayant pas pris la garde cette première nuit venaient aux nouvelles et nous demandaient nos impressions. Il faut le dire, on se pavanait un peu. Pensez, la première garde, seuls à deux, la nuit et si près du Fritz! Ça nous posait, on était presque des héros. On n&#8217;exagéra rien quand même. On se gardait même bien de conter notre plongeon pas plus que notre retour ventre à terre dans la tranchée.</p><p><strong>A Suivre&#8230;</strong></p><p><a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"><img
style="border-width: 0;" src="http://i.creativecommons.org/l/by-nc-nd/2.0/fr/80x15.png" alt="Creative Commons License" /></a><br
/> <span>&laquo;&nbsp;Un de 14/18 parmi tant d&#8217;autres&nbsp;&raquo; de  René Charpentier</span> by <a
rel="cc:attributionURL" href="http://www.portailwebecoles.info">PhilC</a> est mis à disposition selon les termes de la <a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/">licence Creative Commons Paternité-Pas d&#8217;Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France</a></p></div>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.portailwebecoles.info/wp/2010/09/un-de-14-18-chapitre-18/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>0</slash:comments> </item> <item><title>Un de 14-18: chapitre 17</title><link>http://www.portailwebecoles.info/wp/2010/08/un-de-14-18-chapitre-17/</link> <comments>http://www.portailwebecoles.info/wp/2010/08/un-de-14-18-chapitre-17/#comments</comments> <pubDate>Sat, 21 Aug 2010 15:23:06 +0000</pubDate> <dc:creator>PhilC</dc:creator> <category><![CDATA[Un de 14-18]]></category> <category><![CDATA[guerre 14/18]]></category> <category><![CDATA[témoignage]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.portailwebecoles.info/wp/?p=663</guid> <description><![CDATA[NOUS PRENONS CONTACT AVEC LE FRONT- SECTEUR DE BRIMONT Remise en ordre du cantonnement. Achat de quelques vivres et le plein du bidon. Encore un trait de tiré avec la facilité. Cette fois, c’était bien le commencement du bain. Nous allions vivre notre première nuit de guerre. Classons là dans un coin du cerveau pour&#8230;]]></description> <content:encoded><![CDATA[<div
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/> Remise en ordre du cantonnement. Achat de quelques vivres et le plein du bidon. Encore un trait de tiré avec la facilité. Cette fois, c’était bien le commencement du bain. Nous allions vivre notre première nuit de guerre. Classons là dans un coin du cerveau pour les souvenirs. On avalait la route, moins braillards que de coutume. Compréhensible, n’est-ce pas ? Malgré notre foi et notre désir, on ne pénètre pas dans la guerre sans une certaine retenue. Bientôt, il n’y eut plus que quelques mots d’échangés. Chacun se recueillait et suivait le cours de ses pensées vers son destin, sa famille et cet inconnu que nous allions découvrir. Puis ce fut le silence. La nuit était noire. Bientôt, invectives et jurons se déclenchèrent. A chaque instant, c’était l’un ou l’autre qui se cognait ou trébuchait. Puis, le silence reprenait, c’était impressionnant. J’ai toujours remarqué ce comportement à chaque montée en lignes. Celle-ci amène infailliblement le soldat à se recueillir. Y avait-il des génies particuliers à ça ou l’incertitude de l’inconnu vers lequel on allait, le doute du destin, la famille loin derrière, et tant d’autres choses qui poussaient l’homme à s’isoler dans ses pensées. Je l’ignore encore. Parfois, nous levions la tête vers le ciel quand il était étoilé. Comme beaucoup, je n’étais pas superstitieux, mais comme tous, j’avais choisi mon étoile. Ma bonne étoile, qui devait me protéger avec certitude, sans défaillance. Nous y croyions tous. Et pourquoi pas après tout ! Ça nous donnait du courage et nous permettait d’avancer plus confiant.<br
/> Au fur et à mesure de notre avancement, les lueurs des éclatements et des fusées se faisaient plus distinctes. Nos fusées munies de parachute montaient très haut et éclairaient longtemps le terrain. Les boches éclairaient depuis le départ mais duraient peu. Par contre, elles surprenaient beaucoup plus que les nôtres. Le roulement des sifflements et éclatements des obus ininterrompu se prolongeait à l’infini. Ce n’était pas violent-violent, mais ce n’était pas sans nous impressionner. Bien que profanes en la matière, on se rendait bien compte que cela ne ressemblait nullement à une attaque, mais comme le disait le communiqué : &laquo;&nbsp;tir de harcèlement dans le secteur X».<br
/> Toujours plus loquaces nous approchions, quand vint l&#8217;ordre:<br
/> - « Faites passer, éteindre cigarettes et pipes. »<br
/> C’était ennuyeux, car l’une ou l’autre au bec, on se rendait compte que c’était un bon réconfort. Enfin, c’était l’ordre, au reste compréhensible. Par la suite, on se rendit compte que le brasillement d’une cigarette se voit à 1 Km. Nous nous rapprochions des obus de plus en plus. Ce fut ainsi que brutalement à 100 m de nous, 4 éclatements simultanés nous giflèrent de leur wramm, wramm, wramm, wramm ! et du tiouou, tiouou, toc, toc toc des éclats. Il n’y eut aucun arrêt, mais tout de même un flottement très prononcé. Un ordre :<br
/> - « Les sections à 20 pas, en ligne d’approche, les hommes à 4 pas l’un de l’autre. »<br
/> Ordre sitôt exécuté. Cabots et sous-Offs annoncent :<br
/> - « Au commandement, couchez-vous, le faire immédiatement ! »<br
/> Brr ! Ça commence à faire froid dans le dos. Une autre salve, à l’arrivée très perceptible, éclate devant nous. Nous étions déjà plaqués au sol quand les éclats, dans leur sifflement particulier à leur grosseur, s’abattaient sur nous. Quelques-uns tintèrent sur les gamelles ou plats de campement, d’autres touchèrent quelques hommes, mais pas de blessé.<br
/> -« Allez, en avant ! »<br
/> TISSOT, pour nous mettre en confiance nous disait :<br
/> - « Vous en faites pas, ce n’est que du 77, de la fouterie !»<br
/> Ça nous rassurait. Je dis tout de même à FRENOT :<br
/> - « -Bé yau, mà è feyot das éclats quand même !<br
/> - Yo, bié sûr, mà pisquè lo cabot dit qu’ço d’let fouterie ! »<br
/> Et voilà comment des jeunes emmenés par leurs anciens entrèrent dans la guerre. Ce fut tout ce qui tomba le plus près de chez nous.<br
/> Nous voici dans un chemin creux. Notre bataillon, le deuxième, s’arrête sur l’ordre :<br
/> -«sac à terre, l’arme à la main. Exécution ! »<br
/> Je roule une cigarette et bat mon briquet à pierre et à amadou. TISSOT bondit, furieux. Il me dit :<br
/> - « T’es cinglé non, les lignes sont tout près ! C’est toi que je colle le premier au petit poste ! »<br
/> Petit poste…petit poste… Qu’est-ce que c’est que ça ? Pas du bon sans doute ! Tant pis, on verrait bien. Et frondeur (dans le fond : pas malin !) :<br
/> - « Bien caporal, c’est justement ce que j’allais vous demander. »<br
/> Vis-à-vis des autres, ça me posait, mais mon ventre n’était pas d’accord. Ça se tortillait un peu de côté-là. FRENOT me disait :<br
/> - « Si o faut dousse, j’viras dévo t’y, é bé yo, merci ! » (Seuls, nous nous causions toujours en patois)<br
/> Sur ces entre-faits, les 5ème et 6ème compagnies étaient montées en ligne emmenées par des hommes du 45ème (des auvergnats). Vint notre tour. En empruntant un boyau, on s’aperçut que nous pénétrions vraiment dans le monde des tranchées, des taupes et autres vers de terre. Ce boyau, taillé dans la craie, était profond et à peine abimé, ce qui me fit remarquer à FRENOT :<br
/> - « C’et no mi esquintet, c’enn dô mi cherr, topien pouéhi !<br
/> « Yo mâ cot qu’o trop. Enfin, si cèn’ché mi do tot qu’o z’évance ço bien. »<br
/> C’est ce qui arriva. Nous débouchâmes bientôt dans une parallèle qui était la tranchée de tir. Les fusées, assez rapprochées, nous permettait de nous familiariser avec toutes ces choses nouvelles qui allaient meubler notre vie de poilus. De 20 pas en 20 pas, un guetteur au créneau guettait et surveillait son rayon de visibilité. Des obus passaient au-dessus de nous pour aller éclater à l’arrière. Aucun à proximité. Ça faisait notre affaire. Il faut bien l’avouer : pas mal de notre superbe s’était envolée. De voir ces vieux de la vieille avec nous, calmes et attentifs, nous impressionnait fort.</p><p><strong>A Suivre&#8230;</strong></p><p><a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"><img
style="border-width: 0;" src="http://i.creativecommons.org/l/by-nc-nd/2.0/fr/80x15.png" alt="Creative Commons License" /></a><br
/> <span>&laquo;&nbsp;Un de 14/18 parmi tant d&#8217;autres&nbsp;&raquo; de  René Charpentier</span> by <a
rel="cc:attributionURL" href="http://www.portailwebecoles.info">PhilC</a> est mis à disposition selon les termes de la <a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/">licence Creative Commons Paternité-Pas d&#8217;Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France</a></p></div>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.portailwebecoles.info/wp/2010/08/un-de-14-18-chapitre-17/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>0</slash:comments> </item> <item><title>Un de 14-18: chapitre 16</title><link>http://www.portailwebecoles.info/wp/2010/08/un-de-14-18-chapitre-16/</link> <comments>http://www.portailwebecoles.info/wp/2010/08/un-de-14-18-chapitre-16/#comments</comments> <pubDate>Sun, 08 Aug 2010 08:09:41 +0000</pubDate> <dc:creator>PhilC</dc:creator> <category><![CDATA[Un de 14-18]]></category> <category><![CDATA[guerre 14/18]]></category> <category><![CDATA[Histoire]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.portailwebecoles.info/wp/?p=589</guid> <description><![CDATA[NOUS QUITTONS LE CAMP- TRAVERSÉE D&#8217;ÉPERNAY- ON EST NOYÉ DE VIN Le surlendemain, réveil à 5 heures. Départ à 6h30. Jus, casse-croûte et en route vers Epernay. Il faisait un beau temps sec. On était joyeux, peut-être allait-on embarquer pour les Dardanelles. (Encore ces Dardanelles !). Mais il était écrit que jamais nous ne verrions&#8230;]]></description> <content:encoded><![CDATA[<div
id="citPlug9"><div
class="topsy_widget_data topsy_theme_blue" style="float: right;margin-left: 0.75em; background: url(data:,%7B%20%22url%22%3A%20%22http%253A%252F%252Fwww.portailwebecoles.info%252Fwp%252F2010%252F08%252Fun-de-14-18-chapitre-16%252F%22%2C%20%22style%22%3A%20%22small%22%2C%20%22title%22%3A%20%22Un%20de%2014-18%3A%20chapitre%2016%22%20%7D);"></div><p><strong>NOUS QUITTONS LE CAMP- TRAVERSÉE D&#8217;ÉPERNAY- ON EST NOYÉ DE VIN </strong><br
/> Le surlendemain, réveil à 5 heures. Départ à 6h30. Jus, casse-croûte et en route vers Epernay. Il faisait un beau temps sec. On était joyeux, peut-être allait-on embarquer pour les Dardanelles. (Encore ces Dardanelles !). Mais il était écrit que jamais nous ne verrions de demoiselles voilées. Dommage ! Gaillardement, nous fîmes ce premier jour, nos trente-deux kilomètres, coupés de la grande halte où nos cuistots nous servirent singe chaud et patates avec ¼ de vin et un jus. Dans ces moments là, il n’y avait pas encore de roulante et le rata se faisait dans les talus et les fossés, par sections. Quand au jus, on le broyait à coups de crosses de fusil dans un plat de campement. On le flanquait dans une chaussette ou un mouchoir pour le passer ! Ça allait tout bien. Une de repos avant la reprise. Cette première journée fut donc sans histoire à travers le désert de la  Champagne pouilleuse avec ses petits pins rabougris et son herbe grasse de craie et que le printemps n’arrivait même pas à reverdir. Les chansons fusaient quand même, vous savez, ces chansons de troupiers plus ou moins grivoises dont certaines venaient déjà des troupiers de Louis XV. C’est encore les meilleures. Nous arrivâmes au cantonnement. Je ne me rappelle plus le nom. Aucune importance. La soupe fut vite avalée et nous fûmes dans la paille. Tout de même, 32 Km avec 50 Kg sur le dos, ça compte quand même ! Au réveil, nous furent assaillis par les gosses qui nous réclamaient nos biscuits, ces fameux biscuits durs comme pierre et très nourrissants mais qu’il fallait casser à coups de crosses sur des pierres et qui sont inconnus de la troupe maintenant. Impossible de les satisfaire, nous n’en avions pas encore touché. Le jus pris, on se remet en route. De la vigne, beaucoup de vigne entre deux patelins. Arrivés sur une crête, on voit à nos pieds une belle ville s’étirant sous le soleil : Epernay. A son entrée, un ordre : arme sur l’épaule, pas cadencé, marche ! On allait donc défiler. Les cliques des bataillons soutenaient la cadence. La traversée est longue, les langues se parcheminent, le soleil est ardent. Les rues sont pleine de monde nous acclamant. Parmi eux, on remarque des bonnes vieilles qui se lamentent :<br
/> - « Mais regardez donc ! Ce n’est que des gosses ! Si c’est pas malheureux de les faire tuer ! A quoi donc pense le gouvernement ! »<br
/> Bien sûr, 9 sur 10 étaient imberbe, mais, eh là, grand-mères nous sommes des hommes tout de même. Arrivés aux faubourgs, on constate un flottement dans la cadence. On compris vite. On distribuait du champagne à gogo, et cela sur bien 200m ! J’en ai bu 5 quart pour ma part. Nous étions propres ! Les officiers qui ne donnaient pas leur part disaient bien :<br
/> - « Pas plus d’un quart seulement »<br
/> Ben oui, d’accord puisque aussi bien, on ne pouvait avaler qu’un quart à la fois ! Oui, mais voilà, il y avait toujours des paniers alignés. Ajoutez à cela un soleil de plomb et les 20 km déjà dans les jambes, bridées par les courroies, la charge et ce sacré pas cadencé, plus très respecté il est vrai. Finie la belle tenue du régiment, les ordres avaient beau pleuvoir, seul était maître le champagne ! Les clairons ne faisaient même plus de couac ! Ils étaient raides ! Et ne jouaient plus que du quart ! Le colon était furieux. Caracolant le long de la colonne, il ne cessait de nous apostropher, mais sans résultat. Devant cette situation qui tournait à la pagaille, il prit la sage résolution de nous faire faire la grande halte à 2 km de là. Il permit un casse-croûte. Repos de trois heures, ce qui permit aux vapeurs du champagne de se volatiliser. Encore un peu ahuris, on reprit le barda. Pour nous remettre et nous punir, on fit 2 Km de pas cadencé. Ben, je vous jure que ça compte, mais personne ne se plaignit. La vie avait été trop belle. Vers 18 heures, on arrive à Villedomange, coquet village entouré de vignes. Très bien reçus par les habitants, attendris eux aussi, de nous voir si jeunes. Ils s’évertuèrent à nous donner tout le confort possible dans leurs maisons. On mit à notre disposition du champagne nature à 12 et 15 sous le litre suivant degré, ce dont nous profitâmes, mais sans abus. Nous y restâmes 8 jours passés à  refaire un peu d’exercice ou d’escrime à la baïonnette. (Pour ce que ça servait cette escrime ! Durant toute la guerre, je ne me suis jamais vu pas plus que les copains en appliquer les règles quand on se trouvait devant un Fritz. On faisait comme on pouvait : ou bien l’un ou l’autre des deux belligérants prenait la tangente ! C’était moins dangereux !) Nous avons toujours pensé que les pondeurs de ces règles étaient de grands farceurs.<br
/> Le 8ème jour, l’ordre suivant (ou à peu près) nous est communiqué : &nbsp;&raquo; Les éléments de la classe 15 formant la 307ème brigade (405 et 407ème) étant arrivés à la fin de leur instruction, vont, sur l&#8217;ordre du G.Q.G, avoir l&#8217;honneur d&#8217;entrer en contact avec l&#8217;ennemi. C&#8217;est la dure réalité de la guerre. Cette brigade prendra position avec une brigade plus aguerrie. Jeunes de la classe 15, le général en chef vous salue. L&#8217;avenir vous attend. Il met sa totale confiance en vous.&nbsp;&raquo; Après le rompez les rangs, des groupes se formèrent en commentant cet événement. Pour ma part, ça me remuait tout de même. Comme je dis à FRENOT:<br
/> - « J’en ai marre de faire de l’exercice et il ne faut pas oublier ce pourquoi on est là. Au moins, une fois dans le bain, on n’y pensera plus. Au diable tout le reste, faut pas s’en faire ! T’é rohon, m’y c’ot pouèroïlle ! »<br
/> On perçut 250 cartouches. Encore un peu plus de charge. On fit de l’entraînement de lancement de grenades. C’étaient les premières de cette guerre, des boules d’environ 800g. Elles étaient munies d’un anneau. On passait au poignet une courroie en cuir terminée par un mousqueton que l’on fixait à l’anneau mobile de la grenade. Bien dans la main, on faisait le mouvement de lancement par une rotation d’1/4 de tour de bras en partant de l’arrière. Quand on était à la verticale de l’épaule, on lâchait brusquement l’engin. Le mousqueton, en se libérant amorçait l’engin qui explosait 5 secondes après. Je n’ai jamais pu les lancer correctement. 8 fois sur 10, elles tombaient à mes pieds. J’étais donc un danger. Ça me vexait bien un peu, mais pas tellement quand même. Je serais donc voltigeur. Ça m’allait aussi bien et je n’aurais pas à porter ce poids supplémentaire. Et puis, il fallait des patrouilleurs, j’en serais ! On me remit aussi une cisaille énorme. Je devenais le cisailleur de l’escouade. Je n’avais pas prévu cela. Ça me fit faire la grimace en moi et ma gorge se nouait un peu. Je me voyais déjà, certaines nuits, envoyé pour aller couper les barbelés d’en face pour préparer une sortie, cela sous les fusées, les balles, les obus. Bref, je trouvais que cela devenait bien embêtant tout ça ! Rien ne va comme on croit ! Le cabot que je questionnais avec le plus de désinvolture possible, m’expliquait que l’on ne s’en servait qu’aux attaques si les barbelés n’étaient pas suffisamment hachés par les obus. Ça redevenait un peu meilleur. A l’occasion, je n’aurais qu’à dire des bonnes prières pour que les artilleurs fassent bien leur boulot ! C’est donc fier que j’arrimai cette cisaille sur mon sac. J’arrivais même à me persuader que les camarades se disaient :<br
/> - « Il a du cran Charpentier quand même ! »<br
/> En douce, je me disais :<br
/> - « Le premier obus qui tombe à côté de moi, je la balance et dis qu’elle a été pulvérisée ».<br
/> Mais je ne le fis et n’eus jamais à m’en servir par la suite.</p><p><strong>A Suivre&#8230;</strong></p><p><a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"><img
style="border-width: 0;" src="http://i.creativecommons.org/l/by-nc-nd/2.0/fr/80x15.png" alt="Creative Commons License" /></a><br
/> <span>&laquo;&nbsp;Un de 14/18 parmi tant d&#8217;autres&nbsp;&raquo; de  René Charpentier</span> by <a
rel="cc:attributionURL" href="http://www.portailwebecoles.info">PhilC</a> est mis à disposition selon les termes de la <a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/">licence Creative Commons Paternité-Pas d&#8217;Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France</a></p></div>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.portailwebecoles.info/wp/2010/08/un-de-14-18-chapitre-16/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>0</slash:comments> </item> <item><title>Un de 14-18: chapitre 15</title><link>http://www.portailwebecoles.info/wp/2010/07/un-de-14-18-chapitre-15/</link> <comments>http://www.portailwebecoles.info/wp/2010/07/un-de-14-18-chapitre-15/#comments</comments> <pubDate>Sun, 04 Jul 2010 16:14:07 +0000</pubDate> <dc:creator>PhilC</dc:creator> <category><![CDATA[Un de 14-18]]></category> <category><![CDATA[guerre 14/18]]></category> <category><![CDATA[Histoire]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.portailwebecoles.info/wp/?p=570</guid> <description><![CDATA[PRÉSENTATION DU DRAPEAU- JE RETROUVE CREUSAT ET BALLAND Faisceaux formés, sacs à terre, le tout bien aligné, nous attendons les 5 ficelles et les feuilles de chêne. Beau temps, mais un peu froid. Parmi toutes les nouvelles qui circulent, j’entends que les 107ème et 121ème chasseurs sont là. Par échange de nouvelles, je savais que&#8230;]]></description> <content:encoded><![CDATA[<div
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/> Faisceaux formés, sacs à terre, le tout bien aligné, nous attendons les 5 ficelles et les feuilles de chêne. Beau temps, mais un peu froid. Parmi toutes les nouvelles qui circulent, j’entends que les 107ème et 121ème chasseurs sont là. Par échange de nouvelles, je savais que CREUSAT et BALLAND étaient à la 6ème compagnie du 107ème. Sans plus, je quitte les rangs et me voilà  parti à leur recherche.(J’oublie de prévenir FRENOT qui devait bien m’enguirlander avec raison à mon retour.) Surprise de nos deux conscrits. Notre joie était belle, mais elle ne dura que peu car on sonnait la générale. Je les quitte et bondis vers mon 407ème pour arriver tout essoufflé au commandement de sac à dos. Pas malin, mais content tout de même, je rentre dans le rang et m’équipe. (FRENOT avait eu la gentillesse et l’esprit de camoufler mon sac.) Mais TISSOT avait vu et, en attendant la suite, me gratifiait d’un coup d’œil qui promettait. Il n’y eu rien, sauf l’engueulade méritée de FRENOT et l’avertissement du sous-off  qui me dit :<br
/> - « Passe pour cette fois, mais attention ! »<br
/> Heureux de mon escapade et d’avoir vu mes deux Raonnais je me fichais éperdument de tout ce qui pouvait advenir.<br
/> <strong>(UNE PARENTHÈSE)</strong> De toute la guerre, je ne revis pas CREUSAT qui fut fait prisonnier à Verdun en juin 16. Quand à BALLAND, je le revis pour la dernière fois en mai 16 étant tous deux en permission. Je n’oublierai jamais sa douleur et ses pleurs lors de notre séparation à Raon-Basse. Il était avec deux de ses frères (Léon et Félicien) qui eux aussi, étant en fin de permission, s’en retournaient au front. Il ne voulut jamais que je l’accompagne jusqu’à Arches. Tout en me disant au revoir, au milieu de ses pleurs dont il était fort en colère, il me disait :<br
/> - « C’est ma dernière permission, je serai bientôt tué, tu verras. »<br
/> C’était malheureusement vrai. Le 23 juin, il était pulvérisé par un gros noir. Le même soir, CREUSAT était prisonnier. Monté en ligne le même jour que nous, leur bataillon en descendait 4 jours après avec 180 hommes. Ils étaient montés à 1800… A notre descente des lignes, j’allai pour les voir. Ils étaient à la Citadelle. Il n’y avait plus que 6 hommes de leur compagnie sur 250… Aucun ne put me donner de précisions sur l’un ou l’autre. Le cœur gros, j’avisai leurs parents, leur faisant espérer la capture. Hélas, ce n’était vrai que pour CREUSAT. Ce n’est que longtemps après la guerre que BALLAND fut officiellement porté disparu&#8230;<br
/> <strong>REVENONS A NOTRE REVUE :</strong> Face à chaque unité, un sous-lieutenant porteur d’un drapeau tout neuf avec une garde de 4 hommes baïonnette au canon. A tour de rôle, le divisionnaire faisait avancer cette garde et le colonel la recevait avec le drapeau. Celui-ci était aussitôt présenté à la troupe. Les sonneries Garde à Vous et Au  Drapeau retentissaient. A chaque fois, il régnait un silence absolu, total, inouï. Ce sont vraiment des instants marquants. Je vous jure que cela provoque un drôle de choc intérieur. Chacun sentait qu’il avait une part bien à soi dans cette soie tricolore qui représentait notre régiment lui-même tout neuf. Vierge de toute inscription de bataille, nous mettions intérieurement notre honneur de combattants pour y inscrire des noms. Noms qui seraient notre gloire et celle du pays. Il n’y avait qu’à regarder chaque visage pour être sûr de cela. A ce moment là, nul ne songeait au sang qu’il nous faudrait verser. Nos vingt ans, seuls parlaient. On ne voyait plus que la France tout simplement. Cette France que l’on nous avait tant appris à aimer. Vive la France ! Vive l’armée ! Vive le 407ème .<br
/> Et ce fut l’impeccable défilé de chaque unité devant l’État-Major paraissant réellement étonné de l’allure de ces gosses de vingt ans aux quarante jours d’instruction. Et quartier libre !<br
/> Avec FRENOT, nous repartîmes pour retrouver les chasseurs. Déception, il n’y avait plus personne ! Par ordre supérieur, le 107ème et le 121ème étaient pour embarquer et être affectés à une autre division. C’est un peu cafardeux que nous rentrâmes au cantonnement.<br
/> A la suite de cette prise d’armes, le rapport nous appris la composition de notre division : 2 régiments d’active de Lille (les 39ème et sa réserve le 239ème), un régiment nouveau ( le 405ème du 5ème corps et nous du 7ème corps). Nous formions une division volante. A chaque montée en ligne, artillerie et génie nous seraient désignés. Donc, pas d’attache avec un corps d’armée. Comme toutes les nouvelles divisions, nous dépendions du G.Q.G. Nous étions commandés à cette époque par : à la D.I. le Général TOULORGE, à la brigade le Colonel BORDEAUX pour la 1ère et pour la 2ème le Général BATAILLE. Notre Colonel était le père ALLAIN comme déjà dit.  Il était assez court, un peu bedonnant avec une forte moustache à peine grisonnante dans une face avenante, des yeux perçants éclairés de bonté et de malice, marchait comme un matelot à terre et malgré cela, bouillonnant et alerte. Ajoutez à cela un renom de grande bravoure, un grand souci du bien-être de ses soldats. Par la suite, tout cela fut confirmé. Brave père ALLAIN. Il avait su et très vite nous attirer à lui et nous inspirer confiance. Il pouvait nous demander beaucoup, il le fit par la suite.</p><p><strong>A Suivre&#8230;</strong></p><p><a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"><img
style="border-width: 0;" src="http://i.creativecommons.org/l/by-nc-nd/2.0/fr/80x15.png" alt="Creative Commons License" /></a><br
/> <span>&laquo;&nbsp;Un de 14/18 parmi tant d&#8217;autres&nbsp;&raquo; de  René Charpentier</span> by <a
rel="cc:attributionURL" href="http://www.portailwebecoles.info">PhilC</a> est mis à disposition selon les termes de la <a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/">licence Creative Commons Paternité-Pas d&#8217;Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France</a></p></div>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.portailwebecoles.info/wp/2010/07/un-de-14-18-chapitre-15/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>0</slash:comments> </item> <item><title>Un de 14-18: chapitre 14</title><link>http://www.portailwebecoles.info/wp/2010/06/un-de-14-18-chapitre-14/</link> <comments>http://www.portailwebecoles.info/wp/2010/06/un-de-14-18-chapitre-14/#comments</comments> <pubDate>Sat, 19 Jun 2010 10:14:15 +0000</pubDate> <dc:creator>PhilC</dc:creator> <category><![CDATA[Un de 14-18]]></category> <category><![CDATA[guerre 14/18]]></category> <category><![CDATA[témoignage]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.portailwebecoles.info/wp/?p=547</guid> <description><![CDATA[ARRIVÉE AU VALDAHON- FORMATION DE NOTRE RÉGIMENT Formée à 250 hommes, notre Compagnie était encadrée par des rescapés de l’active et volontaires également. Nous avions toujours notre caporal TISSOT et notre sergent &#160;&#187; RISPOT&#160;&#187; de la classe 11 et notre chef de section, le lieutenant DE L&#8217;ESTRANGE, classe 10, un charmant garçon. Il était bien&#8230;]]></description> <content:encoded><![CDATA[<div
id="citPlug13"><div
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/> <a
title="corvée de soupe" href="http://farm5.static.flickr.com/4034/4714039710_c9860b3692_b.jpg" rel="shadowbox[sbpost-547];player=img;" target="_blank"><img
class="alignleft" src="http://farm5.static.flickr.com/4034/4714039710_c9860b3692_m.jpg" alt="" width="130" height="240" /></a>Formée à 250 hommes, notre Compagnie était encadrée par des rescapés de l’active et volontaires également. Nous avions toujours notre caporal TISSOT et notre sergent &nbsp;&raquo; RISPOT&nbsp;&raquo; de la classe 11 et notre chef de section, le lieutenant  DE L&#8217;ESTRANGE, classe 10, un charmant garçon. Il était bien aimé et nous étions contents de l&#8217;avoir. Le capitaine LECOMTE, réserviste, 40 ans, venait de la 30ème compagnie. Il était propriétaire de l&#8217;hôtel des Vosges en face de la gare à Epinal. C&#8217;était un fort gaillard haut en couleurs, aimant les hommes autant que la bonne chère! Il nous avertit: « Je ne serai pas service service, mais je veux être obéi. Pour le reste, je vous foutrai la paix ! » Tout s’annonçait donc bien. Nous embarquâmes pour arriver au Valdahon en pleine nuit, autant fatigués pour tout ce branle-bas que par le long trajet des wagons à bestiaux. Conduits à nos baraquements respectifs, nous fûmes heureux d’y trouver une paille fraîche et abondante. Très vite déséquipés, on s’y vautrait avec délice.<br
/> Bien roulés dans nos couvertures, fumant une cigarette, nous échangions, les deux  FRENOT, nos impressions qui se résumaient par nous féliciter d’être là. Sur une dernière pensée à la famille et aux camarades, nous nous endormions. Sommeil qui dura jusqu’à une partie de la journée. Ayant quartier libre, nous en profitâmes pour aller jusqu’au patelin où on se régala d’une bonne omelette bien arrosée. En rentrant vers 20 heures, les camarades nous apprirent que les Compagnies formant le régiment seraient là le lendemain ainsi que le colonel et les commandants de bataillon. Le colonel ALLAIN, un bon gros court sur pattes se présentait sur son cheval. Puis, toujours à cheval prennent place : 1er bataillon : MARCHAL venant du 44ème de Belfort, 2ème bataillon : JOIGNEREZ venant du 60ème de Besançon, 3ème bataillon : ZELTNER, ancien de 1870 ayant repris du service. Le colonel venait du 35ème de Belfort. C’étaient tous des hommes de valeur qui allaient le prouver par la suite. Quand aux Compagnies, elles venaient des 7ème et 21ème  corps de l’Est. 1ère compagnie du 35ème de Belfort, 2ème compagnie du 42ème de Belfort, 3ème compagnie du 44ème de Besançon, 4ème compagnie du 60ème de Besançon, 5ème compagnie du 23ème de Chaumont, 6ème compagnie du 31ème de Langres, 7ème compagnie du 149ème d’Epinal, 8ème compagnie du 152ème de Gerardmer, 9ème compagnie du 170ème d’Epinal, 10ème compagnie du 171ème d’Epinal, 11ème compagnie du 172ème de Belfort, 12ème compagnie du 35ème de Belfort.<br
/> La C.H.R . et le train de combat et de ravitaillement furent constitués les lendemains. La musique et la section téléphonique ne le furent que bien plus tard sur le front.<br
/> Nous défilâmes devant notre état-major entraîné par les cliques des bataillons. Quoique n’ayant qu’une trentaine de jours d’entraînement, ce fut impeccable. Nous avions peut-être une certain allure carnavalesque, en effet, des compagnies avaient touché des uniformes de tirailleurs, d’autres de pompiers ! Mais on s’en foutait, on allait comme des anciens.<br
/> Le défilé terminé, rangés sur 3 faces par lignes de compagnies , l’arme au pied, nous faisions face au colonel . Celui-ci nous dit toute sa satisfaction et sa pleine confiance aux gamins qui lui étaient confiés, et qu’il avait la certitude que nous serions dignes du drapeau qui nous serait remis sur le front. Ben, ma foi, ça nous flattait. Volontiers, on aurait courut tout de suite sur le Fritz. Mais il fallait encore attendre. Pas longtemps. Le surlendemain, au réveil, les sous-off annonçaient : « Ce soir à 4 heures, rassemblement en tenue de guerre pour l’embarquement. »<br
/> La joie explose. Ce n’était que clameurs, plaisanteries, chants dans toutes les baraques. On montait le sac bien au carré, dans toutes les règles de l’art, qui en était un à cette époque. On voulait être beau, et pourquoi pas, hein ?<br
/> Vite, on griffonne une carte à la famille, aux camarades (fi ! toujours au dépôt) pour annoncer la grande nouvelle. Et en avant pour les wagons. 4 trains entiers de wagons de voyageurs. On nous soignait. Sitôt installés et déséquipés, bien à l’aise, les bidons commencent à circuler et à se vider. (J’ai toujours trouvé curieux, qu’aussitôt désœuvré, le soldat pense tout de suite au bidon et au casse-croûte). Et de brailler et de chanter. Que la vie était donc belle. Vive le vin, vive la guerre ! Les anciens, plus pondérés, (cabots et sous-offs) avaient beau répéter : « Attendez, vous verrez, vous en rabattrez ! » On ne voulait rien croire, rien entendre. Ce n’était qu’un chahut formidable dans le train, chahut qui couvrait le toc ô toc  des roues sur les rails. On partait, on partait ! Mais où au fait ?<br
/> C’est pendant cette rigolade générale que brutalement on fut projeté l’un sur l’autre. Quel choc ! Sac, fusil, équipement, tout nous tombait sur le dos, pendant que les wagons faisaient des sauts formidables. Puis, le train s’immobilisa. Enchevêtrés les uns dans les autres, on se dégage tant bien que mal de cette pagaille. Pas grand mal. On déblaie. Des ordres courent le long du train. Les renseignements arrivent enfin. Ce n’était qu’un petit déraillement de 3 voitures. Pas de victimes sérieuses. Somme toute un petit prélude à ce qui nous attendait. Les trois wagons sont vite remis sur les rails. Parait qu’ils n’avaient aucun mal. Toujours est-il qu’ils nous amenèrent sans autre incident au camp de Cuperly dans la Marne, après avoir traversé Epinal que les Vosgiens saluèrent au passage avec une pointe de nostalgie. Cuperly, tout le monde descend. Grosse déception. On avait franchement tourné le dos aux Dardanelles. Prenons-en notre parti, le coin est quand même glorieux !<br
/> Très fatigués, on s’en fut vers les baraquements que les sous-offs nous avaient désignés. Une bonne surprise nous attendait. Il y avait des couchettes avec paillasses. Oui, mon vieux, des couchettes, tu te rends compte ? L’hôtel quoi ! On y dormit comme des anges. (Je suppose qu’ils doivent bien dormir). 8heures, réveil. Rassemblement par compagnies pour y apprendre qu’il y a revue de détail à 10 heures. On appris également que le lendemain (tous les éléments étaient là) notre jeune et nouvelle division, la 130ème serait rassemblée sur le terrain et présentée à des généraux de D.I. et brigades.<br
/> Rien sans doute n’avait été prévu pour notre ravitaillement car il fallut se contenter d’une boule de pain et d’une boite de singe pour 4 et l’eau du camp comme boisson. Cette eau douceâtre qui sort de la craie, pouah ! Plus rien dans les bidons et pas de cantine dans le camp. Et comme les patelins sont au diable et même plus… Enfin, tant pis, l’apprentissage commençait. Ça nous arriverait bien des fois.</p><p><strong>A Suivre&#8230;</strong></p><p><a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"><img
style="border-width: 0;" src="http://i.creativecommons.org/l/by-nc-nd/2.0/fr/80x15.png" alt="Creative Commons License" /></a><br
/> <span>&laquo;&nbsp;Un de 14/18 parmi tant d&#8217;autres&nbsp;&raquo; de  René Charpentier</span> by <a
rel="cc:attributionURL" href="http://www.portailwebecoles.info">PhilC</a> est mis à disposition selon les termes de la <a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/">licence Creative Commons Paternité-Pas d&#8217;Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France</a></p></div>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.portailwebecoles.info/wp/2010/06/un-de-14-18-chapitre-14/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>0</slash:comments> </item> <item><title>Un de 14-18: chapitre 13</title><link>http://www.portailwebecoles.info/wp/2010/06/un-de-14-18-chapitre-13/</link> <comments>http://www.portailwebecoles.info/wp/2010/06/un-de-14-18-chapitre-13/#comments</comments> <pubDate>Sat, 19 Jun 2010 09:31:44 +0000</pubDate> <dc:creator>PhilC</dc:creator> <category><![CDATA[Un de 14-18]]></category> <category><![CDATA[guerre 14/18]]></category> <category><![CDATA[Histoire]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.portailwebecoles.info/wp/?p=544</guid> <description><![CDATA[J’EN AI ASSEZ, JE DEMANDE A PARTIR DANS LES NOUVELLES FORMATIONS Un beau matin, le sergent-major nous lit une note annonçant la création de nouvelles unités d’infanterie, et qu’elles seront formées exclusivement de volontaires. Je décide aussitôt d’en être un et vais me faire inscrire. De Raon, FRENOT fut le seul à me suivre. J’avoue&#8230;]]></description> <content:encoded><![CDATA[<div
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/> Un beau matin, le sergent-major nous lit une note annonçant la création de nouvelles unités d’infanterie, et qu’elles seront formées exclusivement de volontaires. Je décide aussitôt d’en être un et vais me faire inscrire. De Raon, FRENOT fut le seul à me suivre. J’avoue que je fus un peu déçu, mais n’en voulut nullement aux camarades. J’en avais assez de croupir là et de faire le singe à l’exercice. Et puis, ne racontait-on pas que ces nouvelles unités étaient destinées aux Dardanelles ? Ça me bottait ! Pensez donc, le bateau ! La mer, les sous-marins, le soleil de l’Orient, les Turcs…et les Turques ! Que sais-je encore ? J’étais aux anges. FRENOT aussi ! Les copains ne connaîtrait<br
/> jamais tout cela : tant pis pour eux ! De ceux-ci, quelques uns voulurent se faire inscrire le lendemain. Il était trop tard. Le contingent fixé pour notre seule Compagnie avait été atteint en une heure. L’exercice était fini pour nous. Des ordres vinrent. Rassemblement à Rolampont pour toucher un nouvel équipement et embarquer. La séance des adieux fut courte. Ça nous remuait quand même un peu.</p><p><strong>A Suivre&#8230;</strong></p><p><a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"><img
style="border-width:0" src="http://i.creativecommons.org/l/by-nc-nd/2.0/fr/80x15.png" alt="Creative Commons License" /></a><br
/> <span>&laquo;&nbsp;Un de 14/18 parmi tant d&#8217;autres&nbsp;&raquo; de  René Charpentier</span> by <a
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rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/">licence Creative Commons Paternité-Pas d&#8217;Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France</a></p></div>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.portailwebecoles.info/wp/2010/06/un-de-14-18-chapitre-13/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>0</slash:comments> </item> <item><title>Un de 14-18: chapitre 12</title><link>http://www.portailwebecoles.info/wp/2009/11/un-de-14-18-chapitre-12/</link> <comments>http://www.portailwebecoles.info/wp/2009/11/un-de-14-18-chapitre-12/#comments</comments> <pubDate>Mon, 30 Nov 2009 09:03:20 +0000</pubDate> <dc:creator>PhilC</dc:creator> <category><![CDATA[Un de 14-18]]></category> <category><![CDATA[guerre 14/18]]></category> <category><![CDATA[Histoire]]></category> <category><![CDATA[témoignage]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.portailwebecoles.info/wp/?p=524</guid> <description><![CDATA[VISITE D&#8217;INCORPORATION- JE SUIS PROPOSE POUR LA CAVALERIE! Vint la visite d&#8217;incorporation. Déclaré bon pour le service, je retournais me rhabiller quand un infirmier dit: « &#8211; Il a les pieds plats celui-là ! » Je l’aurais mangé tout cru. Retour près du major qui regarde mes pieds et laisse tomber : « &#8211; Inscrivez&#8230;]]></description> <content:encoded><![CDATA[<div
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/> « &#8211; Il a les pieds plats celui-là ! »<br
/> Je l’aurais mangé tout cru. Retour près du major qui regarde mes pieds et laisse tomber :<br
/> « &#8211; Inscrivez ! Changement d’armes ! Artillerie montée ou chasseur à cheval ! »<br
/> J’étais effondré. Je tempêtais, me démenais, disant que mes pieds ne me gênaient nullement (ce qui est vrai !), que je voulais être dans l’infanterie, que j’avais peur des chevaux, que nous étions ici 19 du même pays, etc… Je fis tant que le major me dit :<br
/> « &#8211; Après tout mon petit, (encore une vexation, je le savais que j’étais petit !) si tu y tiens tant que cela reste, mais si tu savais ce qui t’attend, tu t’empresserais de changer. »<br
/> Mais j’avais gain de cause. Le roi n’était pas de ma famille ! (Par la suite, j’eus souvent l’occasion de regretter une bonne planque aux chasseurs à cheval comme escorte d’un général).<br
/> C’est le lendemain que les Parisiens arrivèrent avec leur grande gueule. Il n’y en avait que pour eux. Ils m’évitèrent, me prenant, avec mon bouc, pour un ancien. Et puis, je les connaissais, y ayant travaillé dans leur Paris ! Au fond, des braves types, mais paradeurs et esbroufeurs en masse. Et quand ils parurent à l’exercice, ils achevèrent d’être mis au pas. Surtout que nous avions un adjudant corse d’origine qui n’arrêtait pas d’aboyer et de hurler après eux.<br
/> « &#8211; Je vous dompterai vite mes salauds. Vous allez voir que Canavaggia sait faire pisser le sang aux rétifs. »<br
/> C’était le type parfait du juteux de l’époque. Il était détesté de tous. Il rejoignit plus tard le 152ème avec un renfort et y fut tué rapidement et bizarrement…Paix à ses cendres.<br
/> L’instruction était pénible. Dès 7 heures du matin, les sections partaient dans la boue glacée du cantonnement pour les plateaux enneigés où soufflait une bise glaciale qui eut été mortelle s’il n’y avait eu l’exercice ininterrompu. Mais Dieu que les culasses étaient froides. Et il y avait la reptation dans la neige ! Eh, cette reptation ! Que de mauvais souvenirs elle nous a laissé. C’est ainsi que trempés, glacés, nous rentrions. Heureusement, les habitants avaient pitié. Ils nous séchaient nos treillis et nous laissaient nous approcher du feu.<br
/> Vers 6 heures, le soir : soupe ! Oh, pas varié le menu ! C’était toujours la soupe de bœuf, le bouilli et les patates. De très rares fois : pâtes ou haricots. Pas fameux, mais suffisant. Quand on pense aux menus de maintenant dans l’armée, ça fait rêver !<br
/> Parfois, nous avions la visite de parents. Cela faisait plaisir. Naturellement, il leur fallait coucher avec nous dans la paille ou le foin. C’était un entracte dans notre vie fort apprécié, mais c’était aussi bien déprimant pour certains cafardeux.<br
/> Notre instruction allait donc au pas de course. Cela faisait bien plaisir. Ne nous avait-il pas été notifié à un rapport que nous devions être mobilisables 6 semaines après notre incorporation. Les dépôts se vidaient vite, il fallait tant de renforts. Et, à part nos instructeurs, il n’y avait plus d’anciens ni de bleus de la 14 au dépôt.</p><p><strong>A Suivre&#8230;</strong></p><p><a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"><img
style="border-width:0" src="http://i.creativecommons.org/l/by-nc-nd/2.0/fr/80x15.png" alt="Creative Commons License" /></a><br
/> <span>&laquo;&nbsp;Un de 14/18 parmi tant d&#8217;autres&nbsp;&raquo; de  René Charpentier</span> by <a
rel="cc:attributionURL" href="http://www.portailwebecoles.info">PhilC</a> est mis à disposition selon les termes de la <a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/">licence Creative Commons Paternité-Pas d&#8217;Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France</a>.</p></div>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.portailwebecoles.info/wp/2009/11/un-de-14-18-chapitre-12/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>0</slash:comments> </item> <item><title>Un de 14-18: chapitre 11</title><link>http://www.portailwebecoles.info/wp/2009/09/un-de-14-18-chapitre-11/</link> <comments>http://www.portailwebecoles.info/wp/2009/09/un-de-14-18-chapitre-11/#comments</comments> <pubDate>Mon, 21 Sep 2009 16:42:07 +0000</pubDate> <dc:creator>PhilC</dc:creator> <category><![CDATA[Un de 14-18]]></category> <category><![CDATA[guerre 14/18]]></category> <category><![CDATA[Histoire]]></category> <category><![CDATA[témoignage]]></category> <guid
isPermaLink="false">http://www.portailwebecoles.info/wp/?p=500</guid> <description><![CDATA[ARRIVEE EN PLEINE NUIT AU DEPOT Rolampont. Tout le monde descend. Notre cantonnement est Jorquenay à 4 Km de là. Encadrés par quelques sous-off et hommes de troupe, nous nous y rendîmes sous une pluie dense et froide. Nous étions environ 600 que cette pluie ne rendait pas loquaces. Sale pays en vérité. Une couche&#8230;]]></description> <content:encoded><![CDATA[<div
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/> Rolampont. Tout le monde descend. Notre cantonnement est Jorquenay à 4 Km de là. Encadrés par quelques sous-off et hommes de troupe, nous nous y rendîmes sous une pluie dense et froide. Nous étions environ 600 que cette pluie ne rendait pas loquaces. Sale pays en vérité. Une couche de 10 cm de boue engluait nos chaussures. Nous y arrivâmes trempés et frigorifiés. Ça débutait bien ! En plus, des tas de fumier énormes partout. Ce patelin devint aussitôt &nbsp;&raquo; Jorquenay les fumiers &laquo;&nbsp;. Après nous avoir affectés par section, les sous-offs désignèrent nos granges ou greniers. Quoique tout Raon fut de la même compagnie, je me retrouvai seul avec FRENOT à la 1ère section (32ème compagnie). Les autres étaient éparpillés au petit bonheur à travers le pays et les 3 autres sections. A notre grange, le caporal TISSOT de la classe 12 nous met gentiment à notre aise. C&#8217;était un ex-blessé du début de la guerre. Les Parisiens, arrivés 3 jours plus tard, achevèrent de compléter les effectifs. Dès le lendemain de notre arrivée, nous fûmes équipés entièrement avec les tenues n° 2 de nos anciens, partis avec du neuf. Le tout était passable. Je ne touchai pas de pantalon. Le sous-off me faisant remarquer que mon pantalon de velours (genre culotte de cheval) était meilleur que ce qu&#8217;il avait. Je n&#8217;eus que la salopette bleue qui cachait depuis deux mois le pantalon rouge trop voyant. Ma veste était de format court. (En 1916, j&#8217;avais encore pantalon et veste.)<br
/> Heureux comme des rois, nous filions pour nous transformer enfin en vrais soldats. Le soir, même, nous nous retrouvions tous au bistrot Robinet, où chacun s&#8217;émerveillait de se voir aussi beau!<br
/> Des gosses quoi! Un seul n&#8217;eut pas tout. Chaussant du 45, on ne trouva rien de cette pointure. Si bien que pendant deux mois, il ne fit rien que des corvées en pantoufles. Et encore fallait-il qu&#8217;il fasse beau. Sacré BERNEZ va!</p><p><strong>A Suivre&#8230;</strong></p><p><a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"><img
style="border-width:0" src="http://i.creativecommons.org/l/by-nc-nd/2.0/fr/80x15.png" alt="Creative Commons License" /></a><br
/> <span>&laquo;&nbsp;Un de 14/18 parmi tant d&#8217;autres&nbsp;&raquo; de  René Charpentier</span> by <a
rel="cc:attributionURL" href="http://www.portailwebecoles.info">PhilC</a> est mis à disposition selon les termes de la <a
rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/">licence Creative Commons Paternité-Pas d&#8217;Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France</a>.</p></div>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.portailwebecoles.info/wp/2009/09/un-de-14-18-chapitre-11/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>0</slash:comments> </item> </channel> </rss>
